Israel Shamir

Ideas that will Derail the descent to Barbarity

L’Argentine : le pays clé dans le cadre d’un nouveau complot contre l’Iran

Traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier 

 

En préparation à leur agression contre l’Iran, les Etats-Unis accusent ce pays d’avoir fait sauter à la bombe l’ambassade d’Israël et e centre communautaire juif AMIA à Buenos Aires, en Argentine. Jose Petrosino et le Dr. Oscar Abudara Bini ont enquêté sur ce montage, et ils dénoncent ici les véritables auteurs des attentats, lesquels ne se trouvent assurément pas à Téhéran…

 

Sommaire :

 

I Le contexte ;

II Fondements et points de départ nécessaires pour comprendre le terrorisme ;

1 – Il faut écouter Bugs Bunny

2 – Le terrorisme des années 1990 : théories officielles obligatoires du complot VS hypothèses d’enquête

3 – Interpol dénonce des pressions et des tentatives d’obstruction et de perversion de son fonctionnement

4 – Beaucoup de gens s’expriment

5 – L’enquête argentine est une farce

6 – Jusqu’à quel point l’Argentine peut-elle dire la vérité ?

7 – Combien de faux attentats, à des fins de diversion ?

8 – Des responsables du gouvernement américain viennent en Argentine

9 – Zbigniew Brzezinski alerte sur le besoin qu’ont les Etats-Unis de procéder à un nouvel auto-attentat

10 – Les choses telles qu’elles se présentent

11 – Israël et les Etats-Unis

12 – le rôle du Venezuela dans la lutte contre le terrorisme

13– L’Argentine se réveille – de la droite vers la gauche

14 – Enfin, le débat s’instaure parmi les hommes de religion

15 – Des raisons d’Etat dans les attentats, et dans leur couverture

16 – Trois hypothèses sur « qui a fait le coup ? »

17–- Nous pouvons commencer à enquêter sur les autres pistes internationales

18 – Pourquoi il faut rayer l’Iran de la carte

19 – L’invasion de l’Iran serait-elle sans risque ?

20 – Le général israélien Rabin et le leader palestinien Arafat sont ressuscités, et Bill Clinton fait son come back

21 – En conclusion, l’horizon est favorable

22 – Si vous vous en foutez…

23 – Comment pouvons-nous espérer sortir du marécage des deux attentats terroristes ?     Chemin de croix judiciaire versus décision politique

 

 

 

I Le contexte

 

L’ambassade d’Israël à Buenos Aires (Argentine) a été la cible d’un attentat à la bombe le 17 mars 1992, une camionnette, conduite par un kamikaze et chargée d’explosifs s’étant (selon la version officielle au moment des faits) écrasée sur la façade du bâtiment et ayant déflagré, la détruisant totalement. L’explosion fit 29 tués et 242 blessés. L’attentat contre l’AMIA – Association de l’amitié israélienne -, également à Buenos Aires, le 18 juillet 1994, fit quant à lui 85 victimes.

 

Les auteurs n’ont pas été retrouvés. Tous les suspects appartenant à la « connexion locale » (dont plusieurs membres de la Police provinciale de Buenos Aires) furent trouvés innocents, en septembre 2004. Quelques tentatives pour impliquer dans ces attentats vingt diplomates iraniens échouèrent : tous ceux qui avaient été arrêtés furent relâchés, aucun ne fut mis en examen. Récemment, le 25 octobre 2006, sous la pression conjointe américano-israélienne, un procureur juif, Alberto Nisman, décida de réitérer les tentatives pour accuser le gouvernement iranien d’avoir piloté ces attentats, et la milice Hezbollah d’en avoir assuré la mise en œuvre. En vain.

 

 

Scandale n° 1 – 2003 : le juge Galeano, cerveau du procès de l’attentat contre l’AMIA, publie un mandat d’arrêt dirigé contre un diplomate iranien, Hade Soleimanpour, ambassadeur d’Iran en Argentine en 1994 [au moment des faits, ndt]. Soleimanpour fut arrêté en Angleterre, aucune preuve ne fut trouvée, et on dut se contraindre à le libérer, après versement de dommages.

 

 

Scandale n° 2 – 2005 : le juge Canicoba Corral rejoue le même coup que Galeano. Par 100 voix contre 5, Interpol rejette l’accusation, une fois encore, en raison du manque de preuves.

 

 

Gros scandale – 2007 : Interpol dénonce publiquement certains membres du Congrès des Etats-Unis, ainsi que le quotidien Washington Times, pour avoir tenté d’exercer à son encontre un chantage et de contraindre l’organisation internationale à lancer des mandats d’arrêts contre plusieurs Iraniens.

 

 

Pression internationale – février 2007 : des officiels gouvernementaux états-uniens se rendent en Argentine afin de contraindre notre pays à accuser les ayatollahs de la perpétration des attentats.

 

Ne serait-on pas en train de nous impliquer dans une guerre annoncée contre l’Iran ? L’Argentine y participera-t-elle, dans cette guerre où des armes nucléaires risquent d’être utilisées, pour la première fois depuis Hiroshima ?

Interpol saura-t-il résister à la pression d’Israël, des Etats-Unis ET de l’Argentine ? Peu probable.

 

Ce qui suit est une lettre ouverte aux musulmans, aux juifs et aux catholiques, aux responsables du gouvernement argentin, au peuple argentin et aux futures victimes iraniennes, catholiques et juives qui ne manqueront pas de tomber si l’agression est mise à exécution.

 

 

II Fondements et points de départ nécessaires pour comprendre le terrorisme

 

1 – Il faut écouter Bugs Bunny

 

Analysant les mandats d’arrêts requis par le procureur de district Nisman « justifiant » l’attaque contre l’Iran, le journal juif d’Argentine Nueva Sion pose la question ironique suivante : « Quoi de neuf, doc’ ? » Si tous les individus inclus dans la requête de Nisman figuraient déjà sur le mandat d’arrêt lancé par Galeano, alors « quoi de neuf, doc’ ? » De nouvelles preuves ? Cette même personne qui clame aujourd’hui faire une énorme découverte l’avait déjà découverte avant, et cette découverte avait déjà fait un flop.

 

Mais si, cette fois-ci, il ne requiert plus les mandats d’arrêts des autres vingt « suspects » qu’il avait requis auparavant : quoi de neuf, doc’ ?

 

Naguère, selon Nisman, il y avait des preuves, et aujourd’hui, il n’y en a plus ? Ou bien alors, ces anciennes « preuves » se sont effondrées ? Nueva Sion perd patience : « Pourquoi, plutôt, n’arrêtez-vous pas de délirer, et ne remettez-vous pas Galeano au travail ? »

 

 

2 – Le terrorisme des années 1990 : théories officielles obligatoires du complot VS hypothèses d’enquête

 

Il y a deux types d’approche des attentats terroristes contemporains. Une approche israélienne, américaine, britannique et argentine (Menem). D’après ces « théories obligatoires officielles », quelques secondes après l’attentat, « le gouvernement sait » que ce sont des musulmans qui ont fait le coup.

 

Au contraire, les enquêteurs européens, argentins et américains sont arrivés à la conclusion que les attentats perpétrés à Buenos Aires, à Madrid, à Londres et à New York peuvent être du type « diversion » : il peut s’agir d’attentats effectués afin de pouvoir accuser un gouvernement étranger, et ainsi justifier une guerre contre lui.

 

 

3 – Interpol dénonce des pressions et des tentatives d’obstruction et de perversion de son fonctionnement

 

« … le Washington Times déforme les faits relatifs à l’assistance apportée par Interpol aux autorités argentines dans l’enquête sur l’attentat contre l’AMIA. Dans l’article en question, il est affirmé de manière erronée qu’Interpol ne respecte pas ses propres règles dans la résolution du problème. Ces affirmations sont incorrectes, concernant l’aide fournie par Interpol dans l’enquête sur l’affaire AMIA, ainsi qu’en ce qui concerne les allégations au sujet d’Interpol violant ses propres procédures. L’Argentine a requis d’Interpol qu’il publie des Notes Rouges (des mandats d’arrêt) à l’encontre de l’ancien président iranien et de sept autres Iraniens. L’Iran a rejeté cette requête en déclarant qu’elle impliquait des motivations politiques et qu’elle était fondée sur des accusations infondées et sans preuves ; par conséquent, l’Iran déclare que le fait, de sa part, d’agréer aux requêtes de l’OCN d’Argentine, irait à l’encontre des règles d’Interpol. Ceci a donné lieu à un litige entre les deux pays membres d’Interpol. L’article du Washington Times est fondé sur un communiqué de presse publié par deux membres du Congrès des Etats-Unis… non seulement la procédure actuelle d’Interpol respecte scrupuleusement nos règlements, mais bien mieux encore, le Congrès et les autres institutions américaines concernées devraient soutenir l’organisation internationale, plutôt que l’attaquer. Cette manière de procéder garantit aux citoyens américains et au monde entier qu’aucun pays ne sera en mesure d’utiliser Interpol afin d’arrêter le président, le secrétaire à la défense, le secrétaire d’Etat (affaires étrangères, ndt), le secrétaire à la présidence, un soldat, un supplétif rémunéré, une personne effectuant une mission humanitaire, un employé d’une compagne privée ou toute autre personne, sans que l’administration de son pays d’origine n’ait eu l’opportunité de faire une déclaration.

Récemment, une information a circulé à propos d’un procureur de district espagnol, qui a requis des mandats d’arrêts à l’encontre de trois soldats américains au sujet de l’assassinat présumé d’un cameraman (l’Espagnol Couso), durant les combats en Irak, en 2003 [en fait au balcon de l’Hôtel Palestine, ndt.]. Au cas où cette requête serait soumise à  Interpol, les Etats-Unis ne seraient-ils pas désireux de s’assurer qu’Interpol étudiera la question de manière exhaustive avant de publier les notes rouges (mandats d’arrêts) correspondants ? Bien sûr que si ! »

Signé : Ronald K. Noble, Secrétaire général d’Interpol

[ http://www.interpol.int/Public/News/2007/RonaldNoble20070124Es.asp ]

 

 

4 – Beaucoup de gens s’expriment

 

« Les gouvernements n’ont pas agi à la hauteur des circonstances : des témoins nouveaux sont apparus juste avant des dates anniversaires, des opérations de renseignement, des cassettes sont apparues, puis ont disparu… l’argent provenant d’une caisse noire livré en temps opportun a eu pour effet que les médias ont répété automatiquement les versions que les gens au pouvoir voulaient leur voir diffuser » [Jorge Lanata, Diario Perfil, Buenos Aires]

 

« Un rapport taillé sur mesure pour Bush et Israël. Nisman satisfait aux requêtes adressées à Kirchner par le Département d’Etat, l’ambassade d’Israël et les organisations juives américaines [Laura Ginsberg, parente d’une des victimes, association APEMIA]

 

« … la « guerre mondiale anti-terroriste » déclenchée par les Etats-Unis nous inclut. Avec ce rapport, l’intention des Etats-Unis d’intervenir dans notre propre territoire, à l’intérieur de la Triple Frontière, va acquérir une nouvelle force… le fait que ce soit une région stratégique ne doit rien au hasard : cela est dû à sa proximité avec d’importantes ressources naturelles, comme l’Acuifero Guarani l’Amazone » [Sergio Zera]

 

« La résolution… ne vise en rien à progresser dans la recherche d’une « vérité » ou d’une « justice », en rapport avec l’attentat contre l’AMIA, mais bien à satisfaire les exigences politiques des Etats-Unis et du lobby pro-israélien » [Sergio Yunez, IAR Noticias]

 

« L’affaire de l’attentat contre l’AMIA est lourde de leçons… tant le peuple que les responsables gouvernementaux doivent comprendre l’étendue de l’intervention des associations sionistes dans leur système judiciaire, dans leur appareil de sécurité, et même au sein de leur gouvernent » [Iván Reyes Ato, journaliste, Piura, Pérou]

 

« Du danger de jouer avec le feu. Un seul fait indique que le rapport du procureur (de district) Nisman devrait être analysé avec attention : les huit Iraniens à l’encontre desquels des mandats d’arrêt avaient été requis, hier, par le juge Canicoba Corral étaient déjà concernés par une requête similaire formulée en 2003 par Nisman lui-même au prédécesseur de Canicoba Corral, Juan Jose Galeano, aujourd’hui mis en examen. Dans un cas tel celui de l’AMIA, rempli de mensonges, de montages journalistiques, de fausses découvertes et d’un énorme déficit de preuves, on doit faire preuve de la réserve la plus extrême. Et encore plus dans le cas présent, étant donné que le rapport d’enquête ne contient rien de nouveau qui soit en rapport avec la possible préparation de l’attentat, et qu’il tient à affirmer que certaines hypothèses auraient été démontrées, alors que la vérité, c’est qu’elles ne l’ont pas été, comme celle concernant Ibrahim Hussein Bero, possible conducteur kamikaze. Sur la base des 801 pages – dont 250 sont consacrées à des généralités et à l’exposé du contexte – le gouvernement sera confronté à un dilemme très risqué. Quoi qu’il décide, sa décision lui vaudra de puissants ennemis. » [Jorge Urien Berri, La Nación].

 

« Washington tente de réécrire l’histoire des attentats de Buenos Aires. Tout en s’efforçant de fournir des fondements à leurs accusations contre des musulmans, les Etats-Unis sont en train d’essayer d’exploiter le souvenir des attentats perpétrés en 1992 et en 1994 dans la ville de Buenos Aires. De fait, la plupart des bases de données continuent à attribuer ces crimes au Hezbollah ou à l’Iran. Mais malgré cela, plus personne n’apporte plus foi, désormais, à ces accusations [fallacieuses], et la justice argentine elle-même est en train de s’orienter vers une piste israélienne. Par conséquent, Washington est en train de mettre la pression pour clore une enquête qui commence à devenir inconfortable » [Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, France]

 

 

5 – L’enquête argentine est une farce

 

Si vous étudiez le travail de l’enquêteur espagnol Del Pino, vous constaterez une étrange similitude avec les attentats d’Atocha [attentats perpétrés dans des trains en 2004, en gare d’Atocha, à Madrid, ndt]. Désirez-vous faire connaissance avec le frère jumeau de la fausse camionnette Ford utilisée dans l’attentat contre l’ambassade d’Israël, et la fausse camionnette Traffic utilisée dans l’attentat contre l’AMIA ? Voici le faux sac à dos que ces « demeurés de terroristes ont abandonné » dans la gare espagnole de Vallecas, dans la banlieue de Madrid ! 

 

Pour le show britannique digne de l’humoriste Benny Hill, lisez les articles du professeur américain James Petras sur les mensonges concernant les explosifs liquides. Les Etats-Unis font tout dans le style hollywoodien, si bien que « leurs » attentats contre le Pentagone et les Tours Jumelles [du World Trade Center, ndt] furent vraiment spectaculaires et télégéniques. Pour l’instant, l’Amérique est le seul pays dans lequel les avocats, les associations, les artistes et les journalistes affirment qu’il y a eu un auto-attentat perpétré par le gouvernement. Les premiers Argentins à avoir enquêté sur les auto-attentats du 11 septembre 2001 [à Washington et à New York, ndt] sont Walter Graciano, Victor Ego Ducrot et Carlos Suarez. Consultez les études réalisées par des organisations comme Réseau Voltaire, par Thierry Meyssan et Andreas von Bülow (des enquêteurs européens) sur internet.

Consultez également Reopen 9-11, Jimmy Walters, William Rodriguez, Stanley Hilton et d’autres, aux Etats-Unis. Il n’est pas jusqu’au roi du rap et du hip hop, Eminem, qui n’ait eu un succès remarquable avec une chanson qui dit : « Bush a descendu les tours ». Vous pouvez en savourer la video au lien ci-après :

http://www.prisonplanet.com/articles/october2004/261004eminemvideo.htm

 

 

6 – Jusqu’à quel point l’Argentine peut-elle dire la vérité ?

 

L’Argentine a reconnu, devant la commission interaméricaine de l’OEA, sa culpabilité dans la dissimulation d’informations ; elle n’a pas dit qu’elle mettrait fin à cette pratique, ni qui est en train de couvrir qui, ni pour le compte de quels intérêts nationaux et internationaux elle agit. Or, grâce à l’ « utilisation » qui est faite de ces attentats en vue d’attaquer l’Iran, nous savons à qui ces atrocités peuvent être utiles. Dans l’ABC de la criminologie, on trouve la question à 64 000 dollars : « A qui profite le crime ? »

 

 

7 – Combien de faux attentats, à des fins de diversion, ne sont-ils pas attribués par les enquêteurs internationaux au Hezbollah, à l’Iran, à Israël et aux Etats-Unis ! Aucune enquête sérieuse n’accuse le Hezbollah ni l’Iran d’attentats de diversion dans le monde occidental. En revanche, la liste des coups tordus attribués à Israël ou aux Etats-Unis est impressionnante. Une recherche avec les mots-clés « false flag+mossad » ou encore « false flag+CIA », par exemple sur Google, donne une liste de résultats ahurissante…

 

 

8 – Des responsables du gouvernement américain viennent en Argentine

 

Ils sont venus afin d’obtenir que les Arabes et les Perses soient accusés, ceci dans le but d’utiliser ces accusations pour motiver leur agression contre l’Iran.

A-t-on jamais vu un tel niveau d’interférence ? Mais aucun homme politique, aucun membre du Congrès, aucun journaliste n’a posé de question à son sujet. Imaginez un ministre argentin de la Justice allant aux Etats-Unis afin d’exiger que l’on avance dans un procès contre Bush, suspecté d’avoir provoqué les attentats contre les Tours Jumelles ?

 

 

9 – Zbigniew Brzezinski alerte sur le besoin qu’ont les Etats-Unis de procéder à un nouvel auto-attentat.

 

Tout d’abord, les ministres britanniques Michael Meacher et Robin Cook, puis l’ancien ministre allemand Andreas von Bulow. Aujourd’hui, l’ancien conseiller de l’ex-président Carter alerte sur une attaque de diversion dont les Etats-Unis ont besoin afin de trouver une meilleure justification pour attaquer l’Iran. Les enquêteurs argentins, chiliens, français, allemands, anglais, mexicains et américains qui considèrent que les attentats du 11 septembre furent des auto-agressions ou des attentats de diversion utilisés dans le cadre du premier coup d’Etat aux Etats-Unis et également pour attaquer l’Iran, sont accusés d’être des affabulateurs et des tenants des théories du complot.

Osera-t-on qualifier quelqu’un comme Brzezinski d’affabulateur, lui aussi ? Improbable. Une telle autorité en matière de politique internationale soutient les enquêtes affirmant que les attentats en Argentine, à Londres, à Madrid et à New York étaient des opérations internes, de diversion. Attendra-t-on qu’un troisième attentat se produise en Argentine, afin d’accuser le Hezbollah, l’Iran, ou Mahomet lui-même ?

 

 

10 – Les choses telles qu’elles se présentent

 

Israël et les Etats-Unis admettent – surpassant Hitler en cynisme – qu’ils utiliseront l’arme atomique pour attaquer l’Iran, un pays qui risquerait d’obtenir l’arme atomique dans l’avenir.

 

 

11 – Israël et les Etats-Unis

 

Que se passe-t-il, dans les pays qui sont en train de mettre la pression sur l’Argentine pour cacher la vérité ? Quelle est leur politique, pourquoi ont-ils besoin d’une guerre permanente, vers où pouvons-nous nous orienter pour obtenir de l’information [à ce sujet] ? Nous, les Argentins, nous ne savons qu’extrêmement peu de choses. Pour une analyse critique de la politique israélienne, il faut commencer par lire les intellectuels juifs comme Noam Chomsky, Jeffrey Blankfort, Gilad Atzmon, Israël Shamir, notamment.

 

Dans un livre publié récemment, l’ancien président Carter a dénoncé Israël, qu’il a mis sur le même plan que l’Afrique du Sud sous régime d’apartheid, en matière de racisme ; Vargas Llosa a décrit en détail l’assassinat brutal de Palestiniens, après un voyage effectué en Israël. Mais les journalistes, les hommes politiques et les intellectuels argentins ont trop peur pour pouvoir s’exprimer ouvertement.

N’attendez surtout pas des médias argentins qu’ils vous informent sur ce qui est en train de se passer aux Etats-Unis ; vous devrez aller chercher cette information par vous-mêmes. L’acteur Sean Penn a raison : « Nous avons engagé la procédure de destitution à l’encontre de Bill Clinton pour une fellation accordée par Mlle Lewsinki, et nous n’osons rien faire contre Bush, qui ne cesse de mentir à propos d’attentats terroristes commis aux Etats-Unis, de la guerre d’Afghanistan, du cyclone Katrina, sur la guerre contre l’Irak, ni, aujourd’hui, d’une possible invasion de l’Iran ! »

Si vous voulez conserver votre tranquillité d’esprit, continuez à lire les journaux argentins, à regarder les infos et Big Brother à la télé. Si, au contraire, vous voulez la vérité (en espagnol), vous pouvez consulter les sites de Rebelion, du Réseau Voltaire [Red Voltaire], d’IAR Noticias, Reopen 9-11, consulter les articles de Stanley Hilton, d’Alex Jones, d’Andreas von Bulow, de William Rodriguez, des Scientifiques pour la vérité, etc. Autant vous dire que vous ne risquez rien : la prolifération des enquêtes concordantes est époustouflante…

 

 

12 – le rôle du Venezuela dans la lutte contre le terrorisme

 

L’administration Kirchner a donné l’occasion au président Chavez à dire ce que devrait dire le monde quand Bush vient en Amérique du Sud. Les congressistes partisans de Macri [chef du parti de droite « Pro »], après avoir organisé des « centaines de manifestations visant à arrêter l’engagement de l’Argentine dans la couverture d’attentats terroristes et dans la guerre en préparation contre l’Iran » (nouvelle ironie), sont aujourd’hui gênés parce qu’un Vénézuélien vient ici protester, dans les termes où nous devrions le faire nous-mêmes. Le cas de Lavagna [ancien ministre de l’économie du président Duhalde, ndt] est pire : il ne demande aucune aide ni ne dit rien au sujet des interférences et des relations véritablement  incestueuses [du gouvernement argentin avec celui des USA, jadis qualifiées de « charnelles » par le président Menem, ndt] . La position de Carrio [députée respectée pour son courage, ndt.], sur ces questions, est détestable.

On cache aux citoyens argentins que les enquêteurs américains se sont tournés également vers le Venezuela pour lui demander une aide similaire. Des membres de Reopen 9-11, une des plus importantes associations enquêtant sur les auto-attentats des Tours Jumelles, Jimmy Walter et William Rodriguez ont obtenu du parlement vénézuélien qu’il remette en question l’histoire officielle desdits attentats et qu’il ouvre une enquête indépendante.

Pourquoi les Américains s’adressent-ils au Venezuela pour obtenir de l’aide ? Mais parce que les conditions n’existent pas, pour l’instant, aux Etats-Unis, qui permettraient d’enquêter sur l’éventuelle implication de Bush dans ces attentats et sur la possible complicité d’Israël. Si vous vous sentez assez fort pour le supporter, voyez la preuve fournie par Reopen 9-11 et d’autres associations sur les tenants et les aboutissants qui font que Bush est très vraisemblablement l’auteur des attentats du 11 septembre. Vous pouvez aussi consulter les articles dénonçant l’éventuelle complicité israélienne dans cette affaire et prendre connaissance de la liste des espions israéliens qui ont été effectivement arrêtés par le FBI.

 

 

13– L’Argentine se réveille – de la droite vers la gauche

 

Dans le quotidien de gauche La Nacion, Sanchez Zinni rappelle que les jeux, contre l’Empire, se terminent généralement mal, pour beaucoup de gens. Une ambassade de gauche (composée de l’homme politique Pablo Cafiero, du prêtre Farinello et de l’homme politique populaire Luis D’Elia) s’est rendue en Iran, afin de soulever les deux parties du problème impliquant l’Argentine. L’une, c’est l’attaque atomique, et l’autre, c’est la fausse accusation de terrorisme lancée contre les Iraniens, à propos de l’attentat contre l’Amia.

Après le terrorisme d’Etat des années 1970, nous sommes passés à la guerre contre l’Angleterre ; après le terrorisme d’Etat des années 1990, nous sommes impliqués dans une guerre nucléaire tout à fait plausible contre l’Iran. Il s’avère que les gouvernants argentins sont champions du vol et de la corruption, mais ce sont des loosers dès lors qu’il est question de politique internationale affectant le patrimoine du pays.

 

 

14 – Enfin, le débat s’instaure parmi les hommes de religion

 

Le très progressiste rabbin Dr. Bergman a critiqué le voyage du Père Farinello en Iran, et il a obtenu rapidement le soutien de l’évêque de Quilmes. Ce dernier, qui est (donc) le supérieur de Farinello, a dit que le voyage du prêtre en Iran était une initiative personnelle et il a mis les points sur les ‘i’, disant que « la cause de la paix et de la justice relèvent de la mission de l’Eglise, qui encourage le dialogue entre les peuples et les religions. »

Si vous prenez au pied de la lettre les déclarations de l’évêque, le fait de se rendre en Iran pour y exprimer la vérité évidente (à savoir que la justice argentine est suspecte) serait anti-catholique. Et éprouver de l’affection et de la solidarité envers les possibles futures victimes d’une attaque atomique – c’est-à-dire des millions de musulmans, de nombreux catholiques et juifs – ça, c’est contraire au dialogue entre les peuples et les religions… Il faudrait comprendre également qu’établir une communication avec un peuple diabolisé, ça n’est pas encourager le dialogue entre les peuples argentin et iranien, ni entre leurs religions…

Si nous continuions (seulement pour des raisons polémiques, car ne nous ne pensons pas que l’Eglise pourrait adhérer à ces idées), nous devrions faire la déduction qui s’impose. A savoir : si nous soutenons l’ignominie de l’enquête sur les attentats contre l’ambassade d’Israël et l’AMIA, si nous accusons connement tout Argentin ou tout Arabe que nous désignent Israël et les Etats-Unis, si nous nous embarquons dans des croisades délirantes et suicidaires contre le monde musulman, si nous renonçons à notre politique ancestrale de dialogue interconfessionnel, tout cela serait cohérent avec l’Eglise. Et s’engager joyeusement dans une incursion atomique contre un pays aux antipodes supposé être un des plus démocratiques du monde musulman, cela serait, aussi, agir en bon catholique argentin !

Regardons les choses en face, en réévaluant les sources avérées de l’inspiration catholique telles que les ont données les Pères de la Nation. Après avoir traversé les Andes, et quelques heures après le combat du général San Martin contre les partisans de la tutelle espagnole, celui-ci oeuvrait avec ses aumôniers pour mettre la cause de la liberté de l’Amérique en harmonie avec Dieu et avec le christianisme des Argentins. Les Espagnols faisaient d’ailleurs la même chose au moment, et si nous étions dans le même contexte, aujourd’hui, tout catholique saurait quelle église fréquenter (il en va de même pour les musulmans et pour les juifs).

L’Eglise argentine a « pris son temps » au temps du terrorisme d’Etat durant les années 1970, et encore après, elle s’est tout simplement compromise dans la connivence avec les militaires pratiquant disparitions et tortures (voir le livre de Verbitsky). Nous prions afin qu’une ignominie telle que celle-là ne se reproduise plus jamais. De notre point de vue, le voyage du Père Farinello est conforme au désir de dialogue entre peuples et entre religions, à la cause de la paix mondiale et de la justice contre les attentats terroristes.

Que n’a pas fait le Père Farinello, et qu’il aurait dû faire ? L’absence qui brille dans l’obscurité n’est pas sa faute. La réunion qu’a tenue l’humble prêtre argentin avec des religieux musulmans et des rabbins a eu d’autant plus d’éclat, en l’absence du rabbin argentin. Vous pouvez être certains qu’un rabbin argentin participera au prochain voyage à Téhéran !

 

 

15 – Des raisons d’Etat dans les attentats, et dans leur couverture

 

En temps voulu, nous avions salué la position de Kirchner, quand il avait mis le holà à l’impétuosité de Bush à Mar del Plata, le président américain tentant de nous mobiliser derrière sa folie, sous le prétexte qu’il considérait le terrorisme « exactement de la façon dont il le percevait ». Tout le monde dit que le président [argentin] et son épouse ont été les cibles de manœuvres de coercition aux Etats-Unis et de la part des Etats-Unis et d’Israël bien plus fortement et effrontément que ne le dénonce Interpol même. Les hommes politiques de l’opposition ne font pas le moindre commentaire à ce sujet, ils ne défendent pas non plus notre pays contre une telle interférence et une telle manipulation de l’institution présidentielle argentine. Macri, Telerman, Filmus, Carrio, Lopez Murphy, Lavagna et d’autres n’ont pas dit un mot. Kirchner aurait-il pu faire beaucoup plus ? Oui, mais à condition que l’on dise au peuple toute la vérité connue au sujet de la pression internationale visant la couverture des attentats, la manipulation des juges, l’achat de faux témoins et que sais-je encore, mais essentiellement, au sujet de l’implication dans une guerre, à laquelle le pays est confronté. Qui a réellement perpétré ces attentats, et comment ce problème peut-il être résolu ?

 

 

16 – Trois hypothèses sur « qui a fait le coup ? »

 

L’Histoire Officielle (Israël, Argentine et USA) affirme que la connexion locale était la police de la province de Buenos Aires, et que la connexion internationale était iranienne. Laura Ginsberg (épouse d’une victime et présidente de l’association APEMIA) suppose que les attentats ont été perpétrés par la « Menemacie », avec la complicité secondaire d’Israël et des Etats-Unis. Nous pensons qu’il existe des preuves suffisantes dans les deux cas – ambassade d’Israël et AMIA – pour entreprendre une enquête sur la responsabilité israélo-américaine, et sur la Menemacie pour la couverture et les omissions.

Il a fallu des années pour écarter les fausses connexions locales ; la connexion internationale, dans le cas de l’attentat contre l’AMIA, commence tout juste à être remise en question, et l’embarras au sujet de la fausse accusation portée contre le Hezbollah dans le cas de l’attentat contre l’ambassade d’Israël n’a pas encore commencé à se manifester. Il n’est pas nécessaire d’attendre encore vingt ans pour démontrer que les connexions internationales invoquées officiellement (Arabes et Iraniens) sont aussi fausses, dans le cas qui nous intéresse, qu’elles l’étaient en ce qui concerne les attentats de New York.

 

17– Nous pouvons commencer à enquêter sur les autres pistes internationales,

 

Et il est inutile d’emprunter quelque dossier que ce soit aux agents 007 nationaux ; il suffit de prendre au sérieux les preuves disponibles dans les deux cas (ambassade et AMIA). Nous sommes jaloux, quand nous voyons des rappeurs célèbres comme Eminem et des avocats en vue comme Stanley Hilton dire, aux Etats-Unis, que les accusations portées contre les musulmans sont aussi fausses qu’en Argentine, mais que la responsabilité possible du gouvernement peut être (là-bas) parfaitement dénoncée et même faire l’objet d’une enquête…

 

Savez-vous pourquoi on ne va pas vous dire qu’il y a un débat en cours aux Etats-Unis et que d’importantes et prestigieuses organisations sont en train de faire des confetti avec la version officielle de l’histoire racontée par Bush ? A cause du risque que vous « ouvriez vos esprits » et que vous commenciez à penser qu’il y a un modus operandi similaire, ici et là-bas.

 

 

18 – Pourquoi il faut effacer l’Iran de la carte

 

Quand l’Iran était gouverné par un monarque assoiffé de sang et fondamentaliste, les Etats-Unis n’y voyaient aucun inconvénient. Souvenez-vous des couvertures des magazines avec le Shah Pahlavi, et sa très belle épouse. Mais ceux qui ont renversé ce monarque ont amené avec eux la pire des idées, l’impensable, « la folie qui les pousse » à l’attaque atomique.

 

Après le renversement du Shah d’Iran, la première chose que firent les Etats-Unis, ce fut de demander à Saddam Hussein d’attaquer l’Iran, afin qu’ils puissent occuper les deux pays avec cette guerre, extrêmement brutale, qui dura huit ans, de laquelle l’Iran sortit renforcé. Depuis lors, les Iraniens sont « entêtés » : ils ont continué à développer leur économie et leur démocratie.

 

Des Américains honnêtes peuvent vous aider à comprendre ceci très clairement : écoutez-nous et louez le film « Syriana », produit et interprété par George Clooney, avec Matt Damon, Christopher Plummer et d’autres grandes vedettes d’Hollywood. Ce film explique bien que l’Iran est la démocratie la plus avancée du Moyen-Orient, avec un niveau d’éducation extraordinaire et un niveau de développement économique phénoménal. Le film montre de quelle manière des sheikhs arabes corrompus sont soutenus, et un sheikh qui tente d’utiliser le pétrole afin de libérer les femmes, de promouvoir l’enseignement et d’améliorer l’économie et la santé (interprété dans le film par Matt Damon) est visé par un missile « intelligent » de la CIA, qui le pulvérise, ainsi que son épouse et ses enfants.

 

La réalité fictionnelle du film équivaut à la réalité historique vécue par les Iraniens. Ces Persans, au lieu d’utiliser leur  pétrole pour mener la grande vie à Paris et pour se corrompre en affaires avec les magnats américains de l’industrie pétrolière, détournent les profits pétroliers aux fins « sataniques » de développer leur économie, leur santé et leur éducation. C’est la raison pour laquelle leur ambassadeur en Argentine, formé dans les plus prestigieuses universités européennes, réduit Nisman au silence.

 

A son retour d’Iran, le Père Farinello, ainsi que les hommes politiques Cafiero et D’Elia ont montré une vidéo qui montre la culture stupéfiante des juifs iraniens, des fonctionnaires ayatollahs et la délicate intelligence de leurs épouses.

 

Pour retourner à la question géopolitique, il faut admettre qu’il y a un énième « crime biblique » pour lequel les Iraniens « méritent » une attaque nucléaire : leurs ayatollahs maintiennent une excellente coexistence tant avec les juifs qu’avec les catholiques. C’est là un bon exemple qui ne doit absolument pas faire tache d’huile ! Car, sinon, le mensonge de la guerre entre civilisations s’effondrerait aussitôt !

 

D’un point de vue géostratégique, l’Iran est une clé stratégique pour le contrôle général sur le Golfe Persique, c’est-à-dire la totalité du pétrole provenant des pays arabes. Si vous ne comprenez pas l’importance que cela a, pensez à la raison pour laquelle les îles Falkland nous ont été arrachées, pourquoi il est nécessaire que l’Argentine « perde » la Patagonie, le contrôle de l’Atlantique Sud, les richesses de cette zone et l’accès à l’Antarctique, ainsi que ce monumental réservoir de pétrole bleu, j’ai nommé l’eau.

 

 

19 – L’invasion de l’Iran serait-elle sans risque ?

 

Il est possible qu’Israël et les Etats-Unis soient amenés à y renoncer, étant donné que la corrélation des forces, avant l’attaque, semble dangereuse. Beaucoup d’observateurs pensent que l’invasion serait sans danger ; d’autres pensent que les Etats-Unis seraient bien avisés de reconnaître l’importance de l’Iran, et ont tendance à leur demander de régler [au préalable] le problème auquel ils sont confrontés, en Irak.

Invasion ou non, la manipulation des institutions argentines et la pression internationale sont démasquées. Israël et les Etats-Unis sont « fous, mais pas stupides » ; en effet, les Persans ont une armée et un arsenal sérieux, des défenses anti-aériennes y compris contre les aéronefs invisibles et de puissants missiles. Israël a d’ores et déjà perdu deux fois (une fois, militairement, une deuxième fois, médiatiquement) au Liban, devant la minuscule armée du Hezbollah, et il ne saurait se permettre une autre défaite monumentale. Nous avons eu un débat avec des amis américains, dont des démocrates et quelques républicains pro-Bush. Les premiers ont dit qu’assez de sang américain a d’ores et déjà été répandu en Irak ; les autres disent que ça n’est pas le cas, car  aucun « Américain stricto sensu » n’est mort dans le marécage irakien, comme ce fut le cas au Vietnam : il s’est principalement agi de Latinos…

 

Mais les Américains savent bien que quelque chose de pire que la guerre des Malouines (îles Falkland) peut arriver aux Anglais, si les Perses atteignent leurs avions gros porteurs dans la souricière où ils se trouvent actuellement, dans le Golfe.

En même temps, beaucoup de gens pensent que le moral brisé de la population israélienne ne tolérerait pas une pluie de missiles de gros calibre, à comparer aux Katiushchas russes préhistoriques que les Israéliens ont reçues récemment sur la tronche. Quant aux démocrates américains, ils est fort peu vraisemblable qu’ils prennent le risque d’une victoire prochaine et imminente [des Iraniens] en autorisant ou en soutenant la tentative de Bush.

Mais le temps n’est pas aux illusions à la Walt Disney, car la rationalité peut être écartelée, comme Tupac Amaru [résistant indien contre les fonctionnaires espagnoles, ndt] le fut physiquement, et la raison peut se retrouver incarcérée pour moitié à Abu Ghraib, et pour la moitié restante à Guantanamo…

 

 

20 – Le général israélien Rabin et le leader palestinien Arafat sont ressuscités, et Bill Clinton fait son come back

 

La scène politique est en plein réajustement, dans le monde entier, à commencer par l’ancien président Jimmy Carter, qui explique à l’Américain moyen que les droits de l’homme ne règnent pas en Israël ! Ancien secrétaire d’Etat aux relations extérieures d’Israël, Shlomo Ben-Ami, mentor des négociations de paix de Camp David (une résidence d’été du président américain), est remarquable, au milieu de tous ces changements. Cette personnalité issue des reins de l’establishment israélien recommande de revenir aux paramètres que le déjà cité Bill Clinton avait proposé, et dont l’abandon a généré tellement de sang répandu et de destructions.

Au début des années 1990, la grande politique internationale se retrouvait dans le fait que les conditions étaient là, en vue d’un grand accord de paix et à une solution politique entre Palestiniens et Israéliens, en vertu de la décision prise par le grand homme des Israéliens (Rabin), celui de la Palestine (Arafat) et celui des Etats-Unis (Clinton). Afin de briser cette période favorable, des attentats terroristes qui se produisirent dans le monde entier (Argentine, Londres, Madrid et New York), des guerres, aussi (Afghanistan, Irak), un coup d’Etat qui détruisit des siècles de démocratie américaine (le Patriot Act), la dévastation du patrimoine naturel argentin (la Menemacie) et une épidémie de terrorisme qui infecté le monde entier, furent [jugés]nécessaires.

 

Pour en revenir à la position de Clinton, il faudrait une bonne dose de santé mentale venue du Moyen-Orient (de la Palestine à l’Iran), l’expulsion de Bush, de sérieux soutiens venus d’Europe, de Russie et de Chine, et un petit effort de la part des rabbins, des imams et du Vatican. Si cela marchait, l’Argentine pourrait abandonner son rôle de complice dans le sale boulot contre le terrorisme.

 

 

21 – En conclusion, l’horizon est favorable

 

Le besoin d’un changement dans les politiques américaine et israélienne au Moyen-Orient, le recul devant la Corée et vraisemblablement l’Iran, l’aide économique et politique de Chavez, et la fin de l’ère Bush aux Etats-Unis, se produisent au même moment. Il y a une défaite d’Israël et des Etats-Unis dans les affaires d’attentats terroristes en Argentine (ambassade, AMIA), parce que ces pays ont échoué à assurer une couverture parfaite.

Tout ceci met en évidence un contexte favorable pour sortir du marécage national et international qu’a signifié le terrorisme d’Etat, pour les Argentins, durant les années 1990.

Dans les années 1970, l’Argentine était un pays pionnier dans la lutte contre le terrorisme, et elle est en mesure de servir d’exemple aux gens en train d’enquêter à Atocha [Espagne], à Londres, et luttant contre la diversion constituée par les attentats bidons du Pentagone et des Tours Jumelles.

 

Le citoyen catholique et opposé au terrorisme a la double tâche de contrer les manœuvres répugnantes du terrorisme contre la doctrine catholique et les provocations contre le sentiment religieux des musulmans, soumis en permanence à ces attaques, sans oublier la coercition dont souffrent les juifs.

 

Vous pouvez offenser Mahomet, vous pouvez penser tout ce que vous voulez du Christ, car, dans ce cas, même Hollywood sera de votre côté.

22 – Si vous vous en foutez…

 

D’aucuns pensent : « qu’est-ce que j’en ai à cirer, d’attentats dans lesquels sont morts des malfrats boliviens, comme à l’ambassade d’Israël, ou des Argentins catholiques et juifs des clases inférieures, comme à l’AMIA ? »

Nous répondons à cette indifférence avec une citation de Berthold Brecht : « au début, ils sont venus pour les attentats, mais nous n’avons rien fait. Puis ils ont commencé à manipuler la justice et à acheter des témoins, mais nous n’avons rien fait. Ensuite, ils nous impliqués dans une attaque contre l’Iran, mais nous ne nous sommes pas fait de souci, dès lors que les Perses vivent très loin. Demain, ils s’en prendront à nos ressources naturelles et ils trouveront face à eux un peuple argentin incapable de se défendre lui-même, alors que les Afghans, les Irakiens et les Libanais savent le faire.

 

Les Iraniens sont en train de nous administrer une leçon, similaire à celle que nous ont apprise, hier, les Nord-Coréens quand, en pleine coercition américaine, ils ont dit : « un jour j’ai dit : « ça suffit !, et j’ai pris position ». Il est surprenant que nos militaires ne manifestent aucune joie pour la nouvelle vie des Forces armées et les réelles hypothèses de conflit que les partisans du président Kirchner (dits « pingouins ») viennent de mettre sur le tapis, non plus qu’envers le début de l’éducation de la population en matière de résistance civile.

Depuis 1992, on nous a vendu l’idée que les coups bas fomentés par Menem au Moyen-Orient avaient amené des Arabes (du Hezbollah) et des Persans (Iraniens) à perpétrer les attentats terroristes contre l’ambassade d’Israël et l’association AMIA. D’après notre propre enquête, les choses se sont passées totalement diféremment.

 

C’est la politique du terrorisme moderne d’Etat qui a provoqué ces attaques, afin de pouvoir les attribuer ensuite à qui ou à quoi d’opportun. L’intellectuel Chomski nous rappelle que ce n’est pas la première fois que les Etats-Unis lancent ainsi une guerre « contre » le terrorisme « au moyen » du terrorisme.

 

Tout d’abord, ils ont soumis la population juive à des attaques permanentes [les deux attentats ont suscité la panique, le retour des souvenirs de cauchemar de la Seconde guerre mondiale etc., ndt], après quoi, comme cela apparaît aujourd’hui à l’évidence, ils ont utilisé ces mêmes attaques pour justifier toute action barbare au Moyen-Orient. Pourquoi nous sommes-nous réveillés immédiatement devant le terrorisme d’Etat dans les années 1970, alors que nous avons continué à roupiller, sans voir le retour du terrorisme d’Etat (dans les années 1990) ?

 

Dans la seconde vague d’attentats, il n’y a pas de « Mission de paix » de Carter, il n’y a aucun soutien de chanteurs tel Sting et il n’y a pas de « Mères de la Place de Mai ». Afin de dé-diaboliser les Perses, nous devrions nous rendre en Iran. Afin de démystifier les attentats terroristes et de comprendre qu’il y a une logique et une cohérence entre ce qui a commencé à Buenos Aires en 1992 et ce qui a englobé, plus tard, Madrid, Londres et New York, nous devons « voyager » jusqu’au cœur des enquêtes en cours actuellement, dans le monde entier.

 

N’attendez surtout pas des médias qu’ils vous expliquent cela, car les journalistes soit-disant patriotes et toute la communauté politique fait opposition à ce que cela soit diffusé en Argentine. Toutefois, la plupart des enquêtes se trouvent sur internet ; nous devons prendre au sérieux la phrase selon laquelle « le peuple veut savoir ce dont il s’agit ».

 

 

23 – Comment pouvons-nous espérer sortir du marécage des deux attentats terroristes ? Chemin de croix judiciaire versus décision politique

 

Nous avons fourni des témoignages en justice, dans les cas [des attentats] de l’ambassade d’Israël et de l’AMIA, en fournissant les indices et les preuves possibles permettant une enquête en Israël.

Notre malheureux et dépendant pays est-il en mesure d’enquêter sur un attentat perpétré par Israël en partenariat avec les Etats-Unis ? La réponse est : « pas actuellement… »

 

Au-delà du juridisme, nous pensons qu’il existe des moyens en vue d’une solution politique rapide, qui serait bénéfique pour Israël, pour les Etats-Unis, et pour tous les Argentins, dont les victimes. Ce sujet fera l’objet d’une communication à venir.

 

Ingénieur José Petrosino et Dr Oscar Abudara Bini

République d’Argentine.

 

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Argentine is the Key to a New Plot against Iran

on Shamireaders, 03.25.2007

In preparation of their assault on Iran, the US accuse Iran for bombing the Israel Embassy and Israel Friendship Society (AMIA) in Buenos Aires, the Argentine. Jose Petrosino and Dr. Oscar Abudara Bini investigated the cover-up and point-out the real perpetrators, and they are not in Teheran.

Background

Israel’s embassy in Buenos Aires, Argentina was bombed on March 17, 1992, when a pickup truck, driven by a suicide bomber and loaded with explosives, smashed into the front of the Israeli Embassy and detonated, destroying the embassy. The blast killed 29 and wounded 242. Bombing of the Israel Friendship Society (AMIA) building in Buenos Aires on July 18, 1994 killed 85 people.

The perpetrators were not found. All suspects in the “local connection” (among whom many members of the Buenos Aires Provincial Police) were found to be not guilty in September 2004. Few attempts to accuse 20 Iranian diplomats were not successful: all arrested were released, none had to stay trial. Recently, on October 25, 2006, under American and Israeli pressure, a Jewish prosecutor Alberto Nisman decided to renew the attempts to accuse the government of Iran of directing the bombing, and the Hezbollah militia of carrying it out.

It does not work

Scandal No 1, year 2003. Judge Galeano, the brain of the AMIA case, issued an arrest warrant for an Iranian diplomat, Hade Soleimanpour, Iran’s ambassador to Argentina in 1994. Soleimanpour was arrested in England, no evidence was found and he had to be released, after paying damages.

Scandal No 2, year 2005. Judge Canicoba Corral repeats Galeano´s move. By 100 votes against 5, Interpol rejects the accusation again for lack of evidence.

Huge scandal, 2007. Interpol publicly denounced American congressmen and the Washington Times who are attempting to blackmail it into issuing arrest warrants against Iranians.

International pressure. February 2007. American government officials visit Argentina to force our country to accuse the ayatollahs of the attack.

Are we getting involved in a war against Iran? Will Argentina participate in the possible war, in which atomic weapons will be used for the first time since Hiroshima?

Will Interpol be able to resist the pressure from Israel, US and Argentina? Hardly possible.

This is an open letter to Muslims, Jews and Catholics, to Argentinean government officials, to the people of Argentina and to the future Iranian, Catholic and Jewish victims that will die if the attack is carried out.

Basis and starting points to understand terrorism

1. Listen to Bugs Bunny

Analyzing the arrest warrants requested by district attorney Nisman that “justify” the attack on Iran, the Jewish-Argentinean newspaper Nueva Sion asks ironically “What´s new, doc?” If all the individuals included in Nissman´s request had already been included in the arrest warrant issued by Galeano… what´s new, doc? More evidence? The same person that today claims to make a huge discovery had already discovered it before and it turned out to be nothing.

But if now he does not require the arrest warrants of the other 20 that he had requested before: what´s new, doc? Before, there was evidence for Nisman, and now there is not? Or is it that the old “evidence” collapsed? Nueva Sion runs out of patience: “Why don’t you return Galeano to his job and quit fooling around?”

2. Terrorism in the 90s: compulsive official conspiracy theories vs. investigative hypotheses.

There are two types of approach to modern terrorist attacks. One is that of Israel, US, England and Argentina (Menem). According to these “Official compulsive theories”, within seconds after the attack, “the government knows” that it was done by the Muslims.

On the contrary, European, Argentinean and American investigators came to conclusion that the attacks perpetrated in Buenos Aires, Madrid, London and New York may be of the “false flag” type, carried out to accuse another government and then justify a war against it.

3. Interpol denounces pressure and attempts to pervert its functioning.

“… the Washington Times distorts the facts related to the help that INTERPOL has given the Argentinean authorities in the investigation on the attack on AMIA. In said article they incorrectly state that Interpol does not follow its own rules to solve the matter. Those statements are incorrect in respect to the help provided by Interpol in the investigation of the AMIA case, and also in respect to the allegations about Interpol breaking its own rules.

Argentina requested Interpol to issue Red Notices (arrest warrants) for the former Iranian president and seven other Iranians. Iran challenged said request declaring that it involves political motivations and is based on unfounded and undocumented accusations; therefore, Iran states that agreeing to the request of the OCN of Argentina would go against the Statutes and rules of Interpol. This gave rise to a litigation between the two countries members of INTERPOL. The article (of the Washington Times) is based on a press release issued by two members of the US Congress… (but) the proceeding that Interpol is currently carrying out is not only according to our rules, but the Congress of the US and other institutions should support it rather than attack it.

This proceeding guarantees to citizens of America and the whole world, that no country will be able to use INTERPOL to arrest the president, the secretary of defense, the secretary of state, the secretary of the presidency, a soldier, a hired employee, a person performing humanitarian tasks, an employee of a private company or any other person, without the administration of the country of origin having the opportunity to make a statement.

It has recently been informed that a Spanish district attorney has requested arrest warrants against three American soldiers for the alleged murder of a cameraman (Spanish cameraman Couso) during the combats in Iran in 2003. If this case gets to INTERPOL, wouldn’t the US try to make sure that INTERPOL is going to study the matter thoroughly before issuing the corresponding red notices? Of course.”

Signed: Ronald K. Noble, General Secretary of INTERPOL.

(http://www.interpol.int/Public/News/2007/RonaldNoble20070124Es.asp).

4. Many people do not remain silent

“The governments have not acted up to the circumstances: witnesses appeared right before anniversaries, intelligence operations, cassettes appeared and disappeared… the black money delivered in due time caused that the media repeated automatically the versions that those in power wanted them to” (Jorge Lanata)

-“A report custom-made for Bush and Israel. Nisman satisfies the demands made to Kirchner by the Department of State, the Embassy of Israel and the Jewish-American organizations” (Laura Ginsberg, relative of a victim, organization APEMIA)

-“…the “global war against terrorism” started by the US includes us. With the report, the American intention of intervening in our own territory in the Triple Border will gain new strength… and not casually a strategic place due to its proximity to important natural resources such as Acuifero Guarani and Amazonas” (Sergio Zera)

-“The resolution… does not seek to make progress in the search for “truth” or “justice” in connection with the attack on AMIA, but to satisfy the political demands of the US and the Israeli lobby” (Sergio Yunez, IAR Noticias)

-“The AMIA case holds many lessons… both the people and the government officials should understand the extent of the intervention of the Zionist associations in their judicial system, security and even their government” (Iván Reyes Ato, Piura, Perù),

-“The danger of playing with fire. Only one fact indicates that district attorney Nisman´s report should be carefully analyzed: the eight Iranians against whom arrest warrants were requested yesterday by judge Canicoba Corral were already included in a similar request made in 2003 by Nisman himself to Canicoba Corral’s antecessor, Juan Jose Galeano, currently under criminal charges. In a case like AMIA, filled with lies, journalistic operations, false discoveries and huge deficit of evidence, caution should be extreme. And even more in this case, since the report does not contain anything new in connection with the possible plot of the attack, and insists on assuring that certain hypotheses have been proved, when the truth is that they have not been, such as the one about Ibrahim Hussein Berro as eventual suicide driver. On the basis of the 801 pages- out of which 250 are devoted to generalities and context- the government will face a risky dilemma. And no matter what it decides, the decision will generate powerful enemies” (Jorge Urien Berri, La Naciòn )

-“Washington attempts to rewrite the story of the attacks in Buenos Aires. While trying to provide grounds for the accusations against Muslims, the US are attempting to exploit the memory of the attacks perpetrated in 1992 and 1994 in the city of Buenos Aires. In fact, most encyclopedias continue to attribute those crimes to Hezbollah or Iran. Despite that, no one believes in those accusations anymore, and the Argentinean justice itself is currently turning towards an Israeli lead. Consequently, Washington is putting pressure to end an investigation that is becoming uncomfortable.” (Thierry Meyssan, Red Voltaire, France).

5. Argentinean investigation is a farce

If you study the works of the Spanish investigator Del Pino, you can find out uncanny similarity to the attack in Atocha. Would you like to meet the twin sister of the false Ford truck used in the attack on the Embassy of Israel and the false Traffic used in the attack on AMIA? Meet the False Backpack that the “silly terrorists left behind” in the Spanish station Vallecas.

For the British Benny Hill show, read the articles of American professor James Petras on the lies about the liquid explosives. The US do everything in Hollywood style, so “their” attack on the Pentagon and the Twin Towers is spectacular and cinematographic. For now, America is the only country in which lawyers, organizations, artists and journalists state that there was a self-attack perpetrated by the government. The first Argentineans that investigated the self-attack of 9-11 are Walter Graciano, Víctor Ego Ducrot and Carlos Suárez. Look up the studies of organizations like Red Voltaire , Therry Meyssan and Andreas von Bûlow (European investigators) on the internet. Also Reopen 9-11, Jimmy Walters, William Rodríguez, Stanley Hilton and others in the US. Even the king of rap and hip hop Eminem has made a spectacular hit with a song that goes “Bush knocked down the towers”. You can enjoy the video on

http://www.prisonplanet.com/articles/october2004/261004eminemvideo.htm.

6. How much truth can Argentina say

Argentina admitted before the Inter-American Commission of the OEA that it is guilty of cover-up; it did not say that it would stop, or whom it is covering up, or on account of which national and international interests it is doing it. Thanks to the “use” that is being made of these attacks to attack Iran, we know who these atrocities are useful for.

In the A, B, C of Criminology there is the 64,000-dollar question: “who benefits from the crime”.

7. How many false flag attacks are attributed by international investigators to Hezbollah, Iran, Israel and the US

There are no serious investigations accusing the Hezbollah or Iran of false flag attacks in the Occidental world. But the list of false flag attacks attributed to Israel and the US is impressive. Look up “false flag+ mossad” or “false flag+ CIA” in Google.

8. American government officials visit Argentina trying to have the Arabs and Persians accused to use it for the attack on Iran.

When have you seen this level of interference? There was not a single politician, congressman or journalist that questioned this interference. Imagine an Argentinean Secretary of Justice visiting the US to demand that progress is made in the case against Bush for being suspected to have caused the attack on the Twin Towers.

9. Zbigniew Brzezinski alerts on the need of the US to carry out a new self-attack

First, the English ministers Michael Meacher and Robin Cook, then former German minister Andreas von Bulow. Now, the former president Carter’s adviser alerts on a false flag attack that the US needs, in order to find a better justification for the attack on Iran. The Argentinean, Chilean, French, German, English, Mexican and American investigators that consider that 9-11 was a self-attack or false flag attack used for the first coup d’état in the US and also to attack Iraq, are accused of being delusional and holding conspiracy theories.

Dare they call Bzesinski delusional as well? Hardly. Such an authority in international politics supports the investigations claiming the attacks on Argentina, London, Madrid and New York were false flag operations. Are they considering a third attack in Argentina to accuse Hezbollah, Iran or Muhammad himself?

10. Things as they are

Israel and US admit – surpassing Hitler’s cynicism- that they will use atomic bombs to attack Iran, a country that may have atomic bombs in the future.

11. Israel and the US

What is going on in the countries that are putting pressure on Argentina to conceal the truth? What are their politics, why do they need permanent war, where should we turn for information? We the Argentines know very little. For criticism of Israel’s politics, begin with the Jewish intellectuals like Noam Chomsky, Jeffrey Blankfort, Gilad Atzmon, Israel Shamir and others.

In a recent book, former president Carter denounced Israel for being as racist as South Africa; Vargas Llosa thoroughly described the brutal killing of Palestinians after a trip to Israel. But the Argentine journalists, politicians and intellectuals are scared to speak openly.

Do not expect the Argentinean media to inform about what is happening in the US; you will have to look it up by yourself. The actor Sean Penn had it right: “we took Bill Clinton to impeachment for lying about a fellatio with Ms. Lewinski, and we dare not to do anything about Bush, who is lying about terrorist attacks committed in the US, about the war of Afghanistan, about hurricane Katrina, about the war against Iraq, and now a possible invasion of Iran.”

If you want to keep your peace of mind, keep on reading Argentinean newspapers, watching the news and Big Brother on TV. On the contrary, if you want truth (in Spanish) you can visit the sites of REBELION, Red Voltaire, IAR Noticias, Reopen 9-11, look up Stanley Hilton, Alex Jones, Andreas von Bülow, William Rodríguez, scientists for truth, etcetera. Don’t be scared, the proliferation of concordant investigations is overwhelming.

12. Role of Venezuela in the struggle against terrorism

Kirchner´s administration allowed President Chavez to say what the world should say when Bush visits South America. Macri´s congressmen, after carrying out “hundreds of manifestations trying to stop Argentina’s involvement in the cover-up of terrorist attacks and the current war commitment with Iran” (new irony), are now upset because a Venezuelan comes here to protest the way we should be protesting. Lavagna´s case is worse: he does not ask for help or say anything about the interference and carnal relations. Carrio´s position in these subjects is disgraceful.

Argentinean citizens are not told that American investigators have also turned to Venezuela requesting similar help. Members of “Reopen 9-11”, one of the most important organizations investigating the self-attack on the Twin Towers, Jimmy Walter and William Rodriguez, got the Venezuelan parliament to question the official story of said attack and open an independent investigation.

Why are Americans turning to Venezuela for help? Because the conditions are not set in the US to thoroughly investigate Bush’s possible involvement in those attacks and the possible complicity of Israel. If you can stand it, see the evidence provided by Reopen 9-11 and other organizations on how and why Bush is most likely to have been the author of the 9-11 attacks. You can also see the articles that denounce the possible complicity of Israel in the matter and learn about the Israeli spies that have already been arrested by the FBI.

13. Awakening of Argentina: from right to left

In the liberal newspaper “La Nacion”, Sanchez Zinni remembers that the games with the Empire usually end badly for a lot of people. A left wing embassy (politician Pablo Cafiero, priest Farinello and popular politician Luis D´Elia) traveled to Iran to relieve the two parts of the problem that involves Argentina. One, the atomic attack; the other, the false accusation of terrorism on the Persians for the attack on AMIA.

After the State Terrorism of the 70´s we went to war against England; after the state terrorism of the 90´s we got involved in an atomic war against Iran. It turns out that Argentinean government officials are winners in theft and corruption, but losers when it comes to international politics that affect the patrimony of the country.

14. Finally, debate begins among religious men

The most progressist rabbi Dr. Bergman criticized Father Farinello´s trip to Iran, and quickly gained the support of the Bishop Quilmas. Quilmas, superior of Farinello, said that the priest’s trip to Teheran was personal and clarified the difference stating that: “The cause of peace and justice are the mission of the church, which encourages dialog between peoples and religions”

If you take the statements of the Bishop literally, traveling to Iran to express the obvious truth (the Argentinean justice is under suspicion) is anti-Catholic. And taking affection and solidarity to the possible victims of an atomic attack- that is, millions of Muslims, many Catholics and Jews- is contrary to dialog between peoples and religions. And that starting communication with a satanized people is not encouraging dialog between Argentinean and Iranian people and their religions.

If we continue (only with polemic motives, because we do not believe that the church would agree with these ideas) we should make the corresponding deduction. Which is: if we support the ignominy of the investigation on the Embassy of Israel and AMIA, accuse foolishly any Argentinean and Moor pointed out by Israel and the US, embark in delirious suicide crusades against the Muslim world, resign our ancestral policy of inter-religious dialog, all of that would be concordant with the church. And marching happily into an atomic incursion against a far away land supposed to be one of the most democratic of the Muslim world, this would also be acting as a good Catholic Argentinean.

Let us see things the proper way, revaluing the secure sources of catholic inspiration given by the Father of the Nation. After having crossed over the Andes, and hours away from General San Martin’s fight against the “realistas”, he was working with his friars to put the cause of the Liberty of America in relation to God and Christianity of the Argentineans. The Goths did something similar, and if we were in that circumstance today, every catholic would know what church to go to (same goes for Muslims and Jews)

The Argentinean church took “its time” in times of state terrorism of the 70´s, and later on, it simply resorted to connivance (see Verbitsky´s book). We pray for something like this never to happen again. From our point of view, Father Farinello´s trip is concordant with dialog among peoples and religions and the cause of world peace and justice against terrorist attacks.

What did Father Farinello miss? The absence that shines in the darkness is not his fault. The meeting that the humble Argentinean priest held with Muslim clergies and rabbis shone even more, due to the absence of an Argentinean rabbi. Make sure there is an Argentinean rabbi in the next trip to Teheran!

15) State reasons in the attacks and their cover-up

In due time we praised Kirchner´s position when he put a hold on Bush’s impetus in Mar del Plata, as the American president attempted to line us up behind his craziness, under the pretext of considering terrorism “just the way he feels about it”. It is vox populi that the president and his wife have been receiving coercion in and from the US and Israel much more seriously and blatantly than Interpol denounces. The politicians of the opposition do not make the slightest comment about the subject, nor do they stand up for our country in face of such an interference and manipulation of the Argentinean presidential institution. Macri, Telerman, Filmus, Carrio, Lopez Murphy, Lavagna and others have not said a word. Could Kirchner do a lot more? Yes, on the condition that the entire population is told the truth that is known about international pressure for the cover-up of the attacks, manipulation of judges, buying off false witnesses and more, but mostly, about the involvement that the country is facing.

Who really did it and how can this be solved

16. There are three hypotheses about “who did it”

The Official Story (Israel, Argentina and the US) states that the local connection was the police of the province of Buenos Aires, and the international connection were the Persians. Laura Ginsberg (wife of a victim and head of the organization APEMIA), assumes that the attacks were perpetrated by “Menemacy”, with the secondary complicity of Israel and the US. We think that there is enough evidence in both cases- Embassy of Israel and AMIA- to start an investigation on the Israeli-American lead on authorship, and on Menemacy for cover-up and omissions.

It took years to destroy the false local connection; the international connection in the AMIA case has just begun to be questioned, and the embarrassment about the false accusation on Hezbollah in the case of the embassy has not begun yet. It is not necessary to wait another 20 years to show that the international connections (Moors and Persians) are as false here as they are in New York.

17. We can start to investigate the other international leads, and no files need to be borrowed from the national 007s; it is enough to take the evidence in both cases (embassy and AMIA) seriously. We are envious when we see famous rappers as Eminem and lawyers of the establishment like Stanley Hilton saying in the US that the authorship of the Muslims is as fake as in Argentina, but that the possible authorship of the government can be perfectly denounced and investigated.

Do you know why no one will tell you that there is a debate in the US and prestigious and important organizations are tearing apart the official story of Bush? Because of the risk of you “opening your mind” and beginning to think that there is a similar modus operandi here and there.

18. Why it is necessary to erase Iran from the map

While Iran was governed by a bloodthirsty, fundamentalist, evil monarch, the US had no problem with that. Remember the covers of Life magazine with pictures of the Sha Palevi and his beautiful wife. But those who overthrew the monarch came up with the worst idea, the unthinkable, “craziness that convicts them” to the atomic attack.

After the Sha of Iran was defeated, the first thing that the US did was ask Saddam Hussein to attack, so they managed for Iran and Iraq to fight a brutal war of eight years, from which Iran came out stronger. Since the Persians are “stubborn”, they continued to develop economy and democracy.

Honest Americans will help you understand this clearly; listen to us and rent the film “Syriana” produced and starred by George Clooney, along with Matt Damon, Christopher Plummer and other big stars of Hollywood. That film clearly explains that Iran is the most advanced democracy of the Middle East, with an overwhelming level of education and phenomenal economic development. The film shows how corrupt Arab sheikhs are supported, and a sheikh that attempts to use petroleum to free women, promote education and improve the economy and health (advised in the film by Matt Damon), is shot with an “intelligent” missile by the CIA and blown up along with his wife and kids.

The fictional reality of the film equals the historic reality of the Iranians. These Persians, rather than using petroleum to live the crazy life in Paris and do corrupt business with the American rulers of the oil industry, derive the profit to the “satanic” end of developing the economy, health and education. That is why their ambassador in Argentina, educated in the finest European universities, beats Nisman.

After returning from Iran, Father Farinello and politicians Cafiero and D´Elia showed a video that shows the overwhelming culture of the Iranian Jews, the ayatollah functionaries and the delicate intelligence of their women.

Going back to the geopolitical issue, it must be accepted that there is another “biblical crime” for which they deserve an atomic attack, because these ayatollahs maintain a good coexistence with Jews and Catholics. This example must not spread! Because otherwise the lie about the War of Civilizations would fall apart!

From a geopolitical point of view, Iran is a strategic key for the general control of the Persian Golf, that is, the totality of the petroleum of the Arabic countries. If you do not understand the magnitude of this, think about the reason why the Falklands were taken from us, why it is necessary for Argentina to “lose” the Patagonia region, the control of the South Atlantic, the riches of that area and access to the Antarctic, along with that monumental reservoir of blue petrol called water.

19. Is the invasion of Iran safe?

It is possible that Israel and the US will have to desist since the correlation of forces prior to the attack appears to be dangerous. Many observers think that the invasion will be safe; others believe that the US is wise to acknowledge the importance of Iran and will ask them to solve the situation they have in Iraq.

Invasion or not, the manipulation of the Argentinean institutions and the international pressure have been unmasked. Israel and the US are “crazy but not stupid”, because the Persians have serious armies and armament, anti-aerial defences against invisible aircrafts and important missiles. Israel has already lost twice (once military, then in the media) in the Lebanon before the minuscule war of Hezbollah, and cannot afford another monumental defeat.

We have held a debate with American friends, some democrat, some pro-bush republicans. The first say that the American blood spilled in Iraq is enough; the others say that it is not, because no “stricto sensu Americans” die in the Iraqi swamp as in Vietnam, but mostly Latinos.

But the Americans know that something worse than the Falkland War can happen to the British, if the Persians hit on their aircraft carriers inside the mousetrap in which they are at the Golf.

At the same time, most people believe that the broken moral of the Israeli population would not tolerate a rain of high calibre missiles, compared to the prehistoric Russian Katiushkhas received recently. The democrats are hardly going to risk the next and imminent victory by allowing or supporting Bush’s attempt.

But it is not time for Walt Disney illusions, because rationality can be divided like Tupac Amaru and incarcerated half in Abu Ghraib and half in Guantanamo.

20. Israeli general Rabin and Palestine leader Arafat are resuscitated, and Bill Clinton returns

The political scene is readjusting all over the world, starting by former president Jimmy Carter, who explains the average American that human rights do not reign in Israel. Former Secretary of Foreign Relations of Israel Shlomo Ben-Ami, mentor of peace conversations of Camp David (residence of the American president), stands out in the changes. This personality that comes from the kidney of the Israeli establishment recommends returning to the parameters that the advanced Bill Clinton proposed, which abandonment generated so much blood and destruction.

In the early 90´s the grand international politics coincided in the fact that the conditions were given for a great peace agreement and political solution between Palestines and Israelis, by virtue of the decision of their great men in Israel (Rabin), Palestine (Arafat) and US (Clinton). In order to break this period, terrorist attacks all over the world (Argentina, London, Madrid and New York), wars all over (Afghanistan, Iraq), a coup d´etat that destroyed centuries of American democracy (Patriot Act), devastation of the Argentinean national patrimony (Menemacy) and an epidemic of terror that infected the entire world, were necessary.

To return to the position of Clinton, it takes a dose of sanity from the Middle East (from Palestine to Iran), an expulsion of Bush, serious support from Europe, Russia and China, and a little effort from the rabbis, imams and the Vatican. If this works, Argentina will be able to abandon its role of accomplice for dirty tasks against terrorism.

21. In conclusion, the horizon is favourable

The need for a change in the American and Israeli politics in Palestine, the step back before Korea and presumably Iran, the economic and political help from Chavez, and the end of the Era of Bush in the US, are coming together. There is a defeat of Israel and the US in the cases for terrorism in Argentina (embassy, AMIA), because they have failed to achieve the perfect cover-up.

All of this shows a favourable context to get out of the national and international swamp that the state terrorism of the 90´s meant for Argentineans.

Argentina was a pioneer in the struggle against state terrorism of the 70s, and is in conditions to set an example for people investigating in Atocha, investigating in London, and fighting the false flag attack on the Pentagon and the Twin Towers.

The Catholic anti-terrorist citizen has the double task of counteracting the repugnant manoeuvres of terrorism against the catholic doctrine and provocations to the religious sentiment of the Muslims that permanently go along with these attacks, not to mention the coercion received by the Jews.

You can offend Muhammad and say whatever you want about Christ, because even Hollywood will be on your side. But don’t even think about questioning the ultra conservative Israelis. Who is worse today? A Muslim whose religious sentiment cannot be broken, a Catholic who is plastic for doubt and angst, or a Jew condemned to have certainty aside from any debate, any doubt, and especially, any dialog with his monotheist brothers.

The renowned philosopher Roger Garaudy said last year that in the international context of paranoia generated by Bush with his false War of Civilizations, the revolution is converting to Islam. Maybe the ultimate revolution would be adopting the point of view and sentiment of the Jews. Only then would we be able to understand the mess they got into, and how they have globalized asphyxia in Europe, Middle East, the US and Argentina.

22. If you don’t care…

Some people think “what do I care about attacks in which Bolivian bricklayers died, like in the Embassy of Israel, and middle and low class Catholic and Jewish Argentineans, like in AMIA?”

We answer said indifference with a phrase of Bertold Brech: first they came for the attacks, but we did not care. Then they turned to manipulating justice and buying off judges and witnesses, but we did not care. Then they involved us in an attack on Iran, but we did not worry because the Persians live far away. Tomorrow they will be coming after our natural resources and they will find Argentinean people without the capacity to defend themselves like Afghans, Iraqis and Lebanese do.

The Persians are teaching us a lesson, similar to the one taught yesterday by North Koreans when, at the time of American coercion, they said “one day I said enough, and took a stand”. It is surprising that our militaries are not showing joy for the new life of the Armed Forces and the real hypotheses of conflict that the penguins started recently, as well as the beginning of the education of the population regarding civil resistance.

Since 1992 we have been sold the idea that the dirty tricks pulled by Menem in the Middle East led Moors (Hezbollah) and Persians (Iranians) to the terrorist attacks on the Embassy of Israel and AMIA. According to our investigation, the things are the other way around.

The politics of the modern state terrorism have caused these attacks, to attribute them later on to whomever and whatever it is necessary. The intellectual Chomski reminds us that it is not the first time that the US starts a war “against” terrorism “with” terrorism.

First, they have placed the Jewish population under permanent attacks, and then, as it clearly appears now, they use these attacks to justify any barbaric actions in Middle East. Why did we wake up immediately before the state terrorism of the 70s, but are still asleep before the state terrorism of the 90s?

There are no Carter Peace Missions, support from singers like Sting and no “Madres de Plaza de Mayo” for the second one. In order to de-satanize the Persians, we had to travel to Iran. In order to demystify the terrorist attacks and understand that there is a logic and coherence between what started in Buenos Aires in 1992 and later included Madrid, London and New York, we have to “travel” to the heart of the investigations that are being carried out throughout the world.

Do not expect the media to show you this, because the journalistic patriots and the whole political community prevent this from being broadcast in Argentina. However, most investigations are on the internet; we have to take seriously the phrase “the people want to know what it is about”.

23. How do we get out of the swamp of both terrorist attacks? Judicial via crucis versus political decision

We have made judicial presentations in the cases of the Embassy of Israel and AMIA, providing the hints and possible evidence that demand an investigation of Israel.

Can our helpless and dependent country investigate an attack perpetrated by Israel in partnership with the US? The answer is “not today”.

Contrary to a judicialization, we believe that there are ways for a quick political solution that will benefit Israel, the US and all the Argentineans, victims included. This subject will be included in a future communication.

Ingeniero José Petrosino y Dr Oscar Abudara Bini

REPUBLICA ARGENTINA

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