Israel Shamir

Ideas that will Derail the descent to Barbarity

L’ombre de Zog (Une exégèse de Luc Besson)

Dans le magnifique film de Luc Besson Le Cinquième élément (avec l’excellent Milla Jovovich et le sublime Bruce Willis), une force absolument maléfique, l’Ombre, Messager de la Mort, vient de l’Espace afin de détruire toute vie humaine sur notre planète. Insensible aux bombes et aux missiles, quoi que les hommes tentent de faire pour l’arrêter, l’Ombre se rapproche inexorablement, obscurcissant de plus en plus le ciel. Mais, pour accomplir tout à fait son œuvre destructrice, l’Ombre a besoin d’une complicité humaine. Qui, pour des raisons bassement intéressées, va-t-il prêter main forte à l’Ombre satanique dans son obsession de détruire notre Mère nourricière, la Terre? Avec un humour pince-sans-rire digne d’un Swift, Besson baptise ce volontaire monstrueux, ce serviteur du profit, d’un nom à vous donner la chair de poule: Zog!

Zog – c’est le nom du roi d’Albanie d’avant-guerre – est un de ces (rares) mots à vous mettre sens dessus-dessous la redoutable Police de la Pensée de l’Anti-Defamation League, à vous rendre le FBI aussi actif que le virus de l’Anthrax et à vous lancer les tueurs des Forces d’Occupation Israéliennes et les punks de l’ARA [AntiRacist Action] dans une chasse à l’homme éperdue, car ce roi – à l’instar du Dieu des juifs – n’aime pas que son nom soit cité. Ce nom me vient à l’esprit à l’occasion du couronnement imminent du Général Jay Garner Vice-Roi d’Irak. Garner a reçu ses lettres de créance des mains sanglantes mêmes d’Ariel Sharon: il a apporté son soutien à l’assassinat des Palestiniens en signant, en octobre 2000, une lettre qui commençait ainsi: << Nous sommes convaincu que les Forces Israéliennes << de Défense >> ont fait preuve d’une retenue remarquable face à la violence mortelle orchestrée par la direction de l’Autorité palestinienne. >> Cette lettre fut diffusée par le Jinsa, << principal organe de liaison entre le lobby israélien et l’Institut des Affaires de Sécurité Intérieures de Washington, juif et sponsor du Likoud >> comme le définit Michael Lind du New Statesman, ou encore << énième bureau de recrutement, faiblement grimé, pour les services d’espionnage israéliens >>, d’après Jeffrey Steinberg, observateur pour l’Executive Intelligence Review à Washington. Signer cette lettre était pour le Général Garner une excellente affaire: cela allait lui donner le pouvoir en Irak.

Toutefois, il n’aura pas beaucoup de finances à sa disposition. En dépit des slogans << Pas de guerre pour le pétrole! >>, le pétrole irakien ne rendra pas les Américains plus riches. L’Irak a une énorme dette nationale – il doit 70 milliards de dollars, à la seule Russie – et le Régime (américain) d’Occupation devra cracher au bassinet. La dette irakienne envers la France dépasse 30 milliards de dollars, et elle devra être remboursée. Par-dessus le marché, l’Administration Occupante américaine devra dépenser des sommes considérables afin de remettre en état l’infrastructure irakienne, détruite par le régime des sanctions et la guerre, avant de commencer à verser le premier cent de commission à Dick Cheney et à sa compagnie. Non, décidément. Cette guerre n’a pas été menée pour les intérêts impériaux des Etats-Unis, ni pour ceux de leurs compagnies pétrolières pachydermiques.

En tant que chef de l’Administration d’Occupation, la mission de Jay Garner sera de créer un nouvel Irak, ami d’Israël. Le Jerusalem Post, un quotidien sioniste pur sucre publié par Conrad Black, grand ami de Pinochet et de Sharon (ça situe…), a interviewé l’un des Quislings en puissance de ce Garner et bras droit d’Ahmad Chalabi, un certain Musawi.

<< Musawi parle avec enthousiasme de son espoir d’établir les liens les plus étroits possibles avec Israël. Dans l’Irak nouveau, il n’y aura pas de place pour les Palestiniens, car l’importante communauté palestinienne qui y vit aujourd’hui est considérée par les dirigeants du Congrès National Irakien (et possiblement par leurs instructeurs sionistes) comme une cinquième colonne répugnante. A l’avenir, un << arc de paix >> s’étendra depuis la Turquie jusqu’en Israël, en passant par l’Irak et la Jordanie, qui constituera le nouveau pivot du Moyen-Orient. >>

Le Régime d’Occupation de l’Irak a été installé par l’armée américaine pour les beaux yeux des sionistes, et on peut à bon droit l’appeler ZOG: Zionist Occupation Government, cela lui ira comme un gant. Toutefois, ce ZOG est aussi un Zog, un serviteur de l’Obscurité et de l’Anéantissement, car sa première mesure fut la destruction des bibliothèques et des musées de Bagdad. Un spécialiste du sionisme, Joachim Martillo, a écrit:

<< Le sionisme a choisi depuis longtemps la tactique consistant à supprimer l’héritage culturel des populations qu’il prend pour cible, afin d’en faire une sorte d’argile qu’ils pourra remodeler conformément à son idéologie. >>

Martillo, mon ami érudit, a raison. Cette semaine, je suis allé me balader sur une colline isolée, près de Mesecha, un petit village situé au cœur de l’Israël biblique, où quelques jeunes militants de missions internationales et des villageois observaient, impuissants, les bulldozers Caterpillar en train de déraciner des oliviers, de piler des champs de lupins, de dévorer ce paysage biblique unique, berceau du peuple de Palestine. Ils n’ont pas osé se dresser face aux monstres d’acier, la volontaire américaine Rachel Corrie ayant été tuée dans des circonstances similaires. En Palestine, cela se sait: le silence assourdissant de Washington n’y peut rien. Jeffrey Blankfort, un analyste californien, a bien des raisons d’appeler Washington << le Plus Important des Territoires Occupés par les Sionistes. >>

Ainsi, les manuscrits brûlés de Bagdad et les oliviers arrachés de Mesecha nous ramènent à Zog… et au ZOG. Cette homonymie renvoie à une coïncidence sémantique hautement significative; comme le dit Kuang-Ming Wu dans Le Papillon pour Compagnon: << Les mots d’un son se rassemblent dans une signification; tel son, tel sens >>. Ainsi, notre Luc Besson plein d’esprit, après avoir emprunté à Socrate l’idée géniale de ses Cinq Eléments, nous administre de surcroît une leçon: << ZOG = Zog >>.

 

II

Pour un temps, l’establishment juif a essayé de nier son implication directe dans la Troisième guerre mondiale. Ses épigones ont rejeté furieusement toutes les allusions à des juifs haut placés et puissants poussant à la guerre, en qualifiant ces allusions (bravo: vous avez deviné!) d’ << antisémites >>. Mais à la fin des fins, le mur du déni est tombé et, dans le quotidien israélien Haaretz, les coupables, << une camarilla d’une trentaine d’intellectuels juifs >>, les fameux Néoconservateurs, ont admis que c’est bien eux qui ont fait le coup. Après quoi, Michael Lind a décliné leurs responsabilités au pouvoir dans New Statesman, tandis que mon compatriote Gabriel Ash prédisait, optimiste: << D’ici quelques mois, lorsque le rôle des sionistes dans cette guerre sera largement connu, nul doute que le New York Times publiera un éditorial geignard et penaud pour dénoncer la manière dont on a permis que ont laissé les vues personnelles de certains responsables du Pentagone influencer la politique étrangère des Etats-Unis. >>

Le problème, c’est que le peuple américain n’a pas d’échappatoire face à la prise de contrôle de son pays par les sionistes. Les néoconservateurs et la droite étant coupables d’avoir déclenché la Troisième guerre mondiale, d’avoir introduit des mesures fascistes contre le peuple américain, d’avoir prémédité leur agression contre l’Irak souverain et d’apporter un soutien sans limites à l’Etat juif raciste, il est impossible de les laisser partir avec la monnaie. Les philippiques de Michael Moore contre le président Bush sont convaincantes, mais jusqu’à un certain point seulement, car dans son best seller, Stupides Hommes Blancs, il regrette qu’Al Gore [le candidat démocrate, adversaire malheureux de Bush aux dernières présidentielles, ndt] n’ait pas été autorisé à savourer la victoire qui lui revenait de droit. Mais si Al Gore et Joseph Lieberman étaient aujourd’hui en charge de la Maison Blanche, les Marines américains seraient à Bagdad, de la même façon, la Bibliothèque nationale et les musées irakiens n’en auraient pas moins été dévalisés et / ou incendiés, les oliviers de Mesecha n’en auraient pas moins été arrachés, et les financements américains n’en n’auraient pas moins continué à couler à pleins tuyaux vers Israël.

Tout publiciste, tout utilisateur d’internet, en Amérique et en Europe, sait aujourd’hui que le << superpouvoir unique >> a été usurpé par les Likoudniks, les partisans du Likoud, parti de droite israélien dont le dirigeant est le sanguinaire Général Sharon. L’équipage Bush-Sharon, ou BuSharon, en langage internet, horrifie les gens sains d’esprit. Mais y a-t-il une alternative, dans le monde politique américain? Al-Gore avait été choisi au hasard parmi les << disciples de choix de Podhoretz le Sioniste >>, Lieberman est un sioniste convaincu. Le candidat démocrate aux élections présidentielles, Howard Dean << est marié à une juive et ses deux enfants, Paul (17 ans) et Anne (18 ans), ont choisi de s’identifier comme juifs >>, nous informe la JTA, the Jewish Telegraphic Association, qualifiée de Service d’Information Mondial du Peuple Juif. Kerry << a découvert ses racines juives >> et Kucinich a déclaré au journal juif Forward qu’il << observe la kashrut, a une petite amie ex-israélienne et connaît presque toute la Haggadah (le récit de la Pâque juive) par cœur. >> Apparemment, les prochaines élections présidentielle, aux Etats-Unis (comme d’ailleurs les précédentes), seront des élections pour la désignation du premier personnage de l’Amérique sous direction sioniste. Sionistes de gauche ou sionistes de droite?: voilà le seul choix qui reste aux Américains, et aussi hélas, au monde entier. Comment cet état de fait a-t-il pu s’installer?

Nous pouvons trouver un début de réponse dans un article, court et sincère, d’Eric Alterman, homme de gauche et journaliste à The Nation, publication anti-guerre. Dans cet article, il admet volontiers: << Ma propre loyauté duplice – voilà, ça y est, je viens de l’avouer – m’a été inculquée par mes parents, mes grands-parents, mes profs à l’école juive et mes rabbins, pour ne pas parler de mes guides de voyages de jeunesse en Israël et des représentants de l’Aipac dans mon lycée. Alors, je me pose la question: pour moi, quels intérêts viennent en tête: ceux de l’Amérique, ou ceux d’Israël? Je me sens bien seul, lorsque je reconnais que, de temps en temps, je suis bien près d’opter pour ce qui est le mieux pour Israël. >>

Gardez ceci présent à l’esprit: tandis que les juifs de droite ont toujours été des chauvins éhontés, la gauche a toujours veillé à se donner une apparence universaliste. Si ce que vous venez de lire est la confession volontaire d’un journaliste progressiste de gauche, vous pouvez aisément en déduire ce que le juif américain moyen a en tête… En tant qu’Israélien, je devrais être très heureux que des millions de juifs américains me soutiennent. Toutefois, << Israël >>, dans la confession d’Alterman, signifie << le Peuple d’Israël >>, << les juifs >>, et non l’Etat moyen-oriental d’Israël. Si Alterman n’objecte pas à ce que ses compatriotes américains se voient ponctionner leur argent durement gagné afin de soutenir l’occupation israélienne (comme il l’admet volontiers), il est sans doute prêt à aller beaucoup plus loin encore dans l’intérêt de sa propre communauté, la juiverie américaine. Et cette communauté est dirigée et représentée non pas par l’ostracisé Noam Chomsky, mais bien par une bande extrêmement déplaisante de milliardaires, de magnats des médias et de fauteurs de guerre.

Eût Alterman été le seul juif des médias, on lui aurait volontiers passé son parti pris avoué, en estimant qu’il s’agit là de l’influence normale d’une communauté importante. Si les juifs ne représentaient dans les médias que les 3 % de leur poids démographique dans la population totale des Etats-Unis, la position d’Alterman serait défendable. Mais leur taux de présence aux postes de direction des médias est à deux chiffres; d’après certaines sources, il est proche des 60 %.

Jeff Blankfort écrit: << Des juifs ardemment pro-israéliens occupent des positions d’une influence sans précédent historique aux Etats-Unis, et ils ont accédé à (ou – on leur a concédé) des places de décisionnaires dans virtuellement tous les secteurs de notre culture et de notre monde politique. >> Il cite un ouvrage de Benjamin Ginsberg: << L’Etreinte fatale: les juifs et l’Etat >> [The Fatal Embrace: Jews and the State]:

<< Les juifs ont joué un rôle central dans les finances américaines durant la décennie 1980, et ils ont été parmi les principaux bénéficiaires des fusions et réorganisations de sociétés, durant cette période. Aujourd’hui, bien qu’à peine 2% de la population américaine soit juive, ce sont près de la moitié des milliardaires américains qui le sont. Les PDG des trois plus grandes chaînes de télévision et des quatre principaux studios de production de films sont juifs, comme le sont les propriétaires des principaux journaux et du plus influent d’entre eux: le New York Times. >>

S’agit-il d’une conspiration des juifs visant à s’emparer de la République? Non, une conspiration serait superflue. Dans un roman de Jules Verne écrit à l’intention de la jeunesse, les Enfants du Capitaine Grant, un méchant personnage détourne le bateau du capitaine en plaçant une brique de magnétite sous le compas. Cet aimant ne conspire pas: il force le compas à indiquer une mauvaise direction. La majorité des juifs impliqués dans les médias agissent d’une manière similaire, en détournant la superpuissance de sa trajectoire normale. En effet, les médias sont le système nerveux d’un Etat moderne. La démocratie moderne mise en œuvre dans une société très complexe peut être comparée à un ordinateur sophistiqué. Son mécanisme peut fonctionner normalement, mais à une condition: que l’information puisse irriguer librement l’ensemble du système. Dès lors que tout input est contrôlé instinctivement et passé au crible d’un unique critère, à savoir: << Est-ce bon pour les juifs? >>, il n’y a pas à s’étonner si la machine produit un output aussi monstrueux que << la revanche sur Babylone pour avoir détruit Jérusalem en 586 avant Jésus-Christ >>. Et il est de fait qu’il y a déjà longtemps, en 1948, le premier dirigeant d’Israël, David Ben Gourion, avait juré: << Nous prendrons une revanche historique sur l’Assyrie, Aram et l’Egypte. >> Voilà qui est en train d’être inscrit dans les faits, l’Irak, la Syrie et l’Egypte étant dans la ligne de mire de Zog.

Ainsi, la forte concentration de juifs dans les médias a créé la distorsion. Une prise de contrôle semblable d’un quelconque autre secteur de l’industrie ou du commerce ne passerait pas inaperçue et serait traitée par les médias; mais il n’y a pas de remède lorsque ce sont les médias eux-mêmes qui font l’objet d’une prise de contrôle. La discussion de cette situation insupportable est rendue encore plus impossible par le tabou du PC [<< politiquement correct >>]. Le PC a du bon, car il rend la vie plus facile à un minoritaire isolé. Toutefois, il faut fixer à cet outil utile et bon en soi ses limites d’utilisation, sans quoi il pourrait être utilisé pour défendre l’apartheid sud-africain, ou le pouvoir colonial britannique en Inde. N’est-ce pas quelque part du racisme anti-blancs de dire que le pouvoir politique dans l’Afrique du Sud sous apartheid était entre les mains des Blancs? Il y a sûrement des Blancs pauvres et honnêtes? Gandhi pourrait être condamné pour << racisme >>, car il avait << remarqué >> la position privilégiée des Britanniques en Inde. Avec la logique du PC, un bon Américain serait fondé à rétorquer au Mahatma: << Oui, il y a des Britanniques riches et puissants en Inde, mais il y a aussi le pauvre Tommy Atkinses, il y a les bonnes d’enfants, les fonctionnaires honnêtes, les écrivains tels Kipling et Orwell… Et d’un autre côté, il y a des Rajas puissants et riches, et des Brahmines importants. Comment osez-vous, cher Monsieur, exiger la << dé-colonisation >>! C’est du racisme anti-anglais pur et simple! >>

Un ancien officier de l’aviation indienne, Joe Thomas, a rappelé fort pertinemment que << tandis que la population des Etats-Unis est aujourd’hui approximativement celle qu’avait l’Inde il y a un siècle, le nombre des Britanniques en Inde n’a jamais atteint 50 000 personnes, et néanmoins, c’est eux qui gouvernaient ce pays. Ils ne gouvernaient pas l’Inde par la force, mais en dominant le discours indien. Les Indiens se battaient pour les Britanniques et ils écrasaient les rébellions. Au cours des deux guerres mondiales, des millions d’Indiens ont combattu, en tant que volontaires, pour la Grande-Bretagne. Si un groupe de personnes aussi restreint a pu contrôler le sous-continent indien, alors il n’y a rien d’étonnant à ce qu’un groupe numériquement cent fois plus important puisse influencer la politique des Etats-Unis >>.

Nous ne devons à aucun prix adopter une position raciste. Au contraire (en français dans le texte, ndt), la ferveur anti-raciste de l’Amérique devrait être retournée contre les racistes juifs – tels Elliott Abrams, Deborah Lipstadt et d’autres du même tonneau – qui publient des traités comparant les mariages interethniques à un holocauste. Cette ferveur anti-raciste doit être retournée contre la Cabale de Wolfowitz qui pousse à une guerre raciste au Moyen-Orient pour les beaux yeux de l’Etat juif raciste. Elle doit être retournée contre les propriétaires de médias qui emploient un nombre disproportionné de juifs et commettent, de ce fait, une discrimination contre les Américains non-juifs. Elle doit être retournée contre les dirigeants de l’Eglise qui ont adhéré à la notion raciste selon laquelle les juifs sont le seul peuple dans le monde qui n’ait pas besoin d’être baptisé. Elle doit être retournée contre la discrimination entre juifs et non-juifs; car la situation présente, qui veut que l’assassin goy du juif Klinghoffer soit poursuivi par toute la CIA, alors que l’assassin juif de Rachel Corrie ne soit nullement inquiété est la perversion incarnée de ce qu’est la vraie justice. Le racisme juif doit être combattu: sinon, l’Amérique n’aura plus jamais d’autres choix qu’entre le Likoud et le Meretz, qui la conduiront l’un et l’autre à l’Armageddon.

La domination juive sur les médias doit être corrigée, entre autres mesures, par la séparation entre la publicité et des médias. Les publicités dans les médias ne devraient pas comporter d’informations ni d’articles, et les médias non publicitaires ne devraient pas véhiculer de publicité. La publicité commerciale dans les médias d’information est une invention juive remontant au dix-huitième siècle (nous dit Werner Sombart). Apparemment, cela était << bon pour les juifs >>, mais pas pour la société en général, car cela a détourné l’attention des médias des lecteurs vers les annonceurs. Cette séparation devrait être imposée en interdisant toutes les interférences possibles entre le monde de l’information et le monde des affaires, exactement de la même manière qu’on interdit, dans les faits, toute interférence entre la police et le business. Or, pour la bonne marche de la société, les médias sont encore plus importants que la police. Il doivent absolument être mis à l’abri de toute influence indue. Les médias sont la boussole de la société. Il faut ôter tout aimant de leurs parages, afin que le bon navire de notre société navigue sûrement et sans à-coups.

 

 

III

 

Une telle concentration d’un quelconque groupe minoritaire (il pourrait s’agir tout aussi bien des Coréens ou des Mormons, ou de qui vous voudrez) dans les médias ne peut être que périlleuse. Toutefois, la concentration (constatée) de juifs a ses spécificités, car les juifs professent une foi différente, non-chrétienne, et même anti-chrétienne. L’éditeur ou le magnat des médias juif moyen est manifestement malheureux dès lors qu’il rencontre une référence au Christ ou à Sa Sainte Mère, car dans la culture qu’il a reçue, leurs noms mêmes font l’objet d’un tabou extrêmement fort et explicite. Dans le meilleur des cas, il s’efforcera de rétablir l’équilibre en introduisant un texte de référence pro-juif. Si les Américains chrétiens faisaient plus souvent allusion au Christ, la fréquence des références juives augmenterait du même coup à due proportion, sans égard à la part juive de la population américaine. Pour reprendre notre image, << la brique de magnétite représentée par les juifs-qui-tiennent-le-stylo-ou-le-crachoir a détourné la nef américaine vers des formes de religiosité plus acceptables pour des juifs. >>

Et c’est précisément là où l’attention de bien des lecteurs pourtant éclairés commence à faiblir. Si la main de Goebbels saisissait automatiquement son [Robert?] Browning dès qu’il entendait prononcer le mot << culture >>, l’Occidental moderne est conditionné à presser la touche << Delete >> dès qu’il entend prononcer le nom du Christ. Toutefois, nous allons tester votre patience avec un autre test, encore plus sévère, et nous allons faire appel à un autre mot, si riche de sens: << métaphysique >>.

Bien souvent, les jeunes conducteurs ignorent royalement les conseils des constructeurs et mettent n’importe quelle huile dans leur moteur. Ils se disent: << ma bagnole roule, de toute façon, alors pourquoi devrais-je dépenser plus? >> Des termes comme << compression >> et << ignition >> sont du chinois pour notre jeune automobiliste: il n’en a jamais entendu parler. Ce n’est qu’après quelques expériences fort désagréables qu’un conducteur est persuadé que cette << compression >> pourtant invisible est un phénomène parfaitement réel qui peut se manifester par un calage aussi magistral qu’inopiné à une barrière de péage. La métaphysique, c’est exactement ça: une force réelle, cachée, mais parfaitement réelle, dans le moteur de notre civilisation. Monsieur Jourdain, dans le Bourgeois Gentilhomme de Molière, est stupéfait de constater qu’à l’insu de son plein gré, il a fait de la prose toute sa vie. Nous sommes tout aussi stupéfaits de découvrir que nous appliquons certaines catégories métaphysiques dans notre vie de tous les jours. Oui: la façon dont nous traitons nos voisins, notre conduite sociale, dépendent de notions aussi absconses que la << relation entre l’Homme et Dieu >>.

Métaphysiquement, la conception juive de la relation entre l’Homme et Dieu diffère autant de celle, par exemple, du catholicisme, que le carburant pour un moteur diesel diffère du super. La prééminence des juifs dans le discours occidental cause le même genre de panne que celle dont vous ferez inéluctablement l’expérience si vous vous amusez à faire le plein de votre voiture diesel avec du supercarburant.

La foi juive, telle que pratiquée par les juifs pieux, contient certes de nombreuses idées positives, partagées du reste par d’autres religions. Elle a aussi beaucoup emprunté à d’autres systèmes de croyance. Ainsi, par exemple, les paraboles du Christ ont été importées dans la Mishna et attribuées à Hillel l’Ancien (source: Niehbur). Néanmoins, cette foi est fondée sur une métaphysique laborieuse, et ce niveau métaphysique persiste jusque dans l’état actuel, très amoindri, de la religiosité juive. D’après ses enseignements, Dieu Un et Unique a créé Ce Monde Un et Unique, dont il est resté totalement séparé. Cela est souligné par le terme cabalistique Zimzum, la Divinité Contractante; cela entraîne que le retrait de Dieu du méta-monde laisse un certain << méta-espace >> au Monde Matériel. Le Monde sans-Dieu est donc le partenaire nécessaire d’un Dieu de l’Autre Monde. Ainsi, le Monde immanent est cruel et impitoyable, c’est le lieu de guerres éternelles, tandis que Dieu est transcendant et inatteignable. << Il n’y a pas de prophètes >>, << Dieu ne peut intervenir dans nos décisions >>, << la Loi nous est donnée une fois pour toutes et Dieu ne peut la changer >> – voilà des maximes effectivement génératrices d’un monde sans Dieu. Bien sûr, Dieu existe. Mais il ne Se manifeste pas.

Dans la foi chrétienne, le Christ et Sa Mère ont comblé la division entre le Monde et Dieu par l’Incarnation du Christ, apportant au Monde la Compassion et la Miséricorde. Depuis lors, ce Monde est empli de la Lumière du Christ, qui est une Lumière Divine. Les gens sont devenus des frères en Christ, Son âme les réunit, et une offense contre un frère humain est aussi une offense contre le Christ. (Je décris la métaphysique idéale, paradigmatique, de la foi chrétienne, qui est aussi différente de la réalité vécue que le schéma du moteur de votre voiture, dans le manuel que vous venez d’acheter, diffère du vrai moteur de votre voiture, qui, elle, a déjà cinq ans, mon pauvre ami!)

Dans le monde sans Dieu de la métaphysique juive, il y avait une île de lumière [le Peuple d’] Israël, couronné par la Torah. L’ << Israël >> des juifs correspond au << Christ >> des Chrétiens. Les relations entre les membres du peuple d’Israël sont fraternelles, car ils constituent une même famille (celle des descendants de Jacob), et ils reconnaissent cette étincelle de lumière dans leur prochain (juif). Cela semble apparemment similaire à la fraternité en Christ, mais métaphysiquement, c’est très différent car, tandis que dans la métaphysique chrétienne, tout enfant d’Adam et d’Eve est éligible à la Lumière du Christ, dans la métaphysique juive, les autres peuples, qui ne sont pas Israël, sont absolument sans Dieu, tous, autant qu’ils sont, ne sont que des << bêtes pensantes >>. Dans certains enseignements ésotériques juifs, les non-Juifs se voient dénier jusqu’au fait qu’ils descendent bien d’Adam et Eve. Il est impossible de transformer un membre du non-Israël en un membre du peuple d’Israël, car la conversion juive ne saurait être autre chose que la correction d’une erreur: parfois un Israélite peut être né dans une famille non-israélite par erreur, et sa conversion au judaïsme n’est que la reconnaissance publique de cette erreur.

(Et, de fait, il y a un bon exemple de cela dans la vie réelle. Cet exemple nous est donné par deux convertis, Jennifer et Andrew. Jennifer s’est convertie, après quoi elle est venue vivre à Gaza pour y défendre la cause palestinienne. Andrew, quant à lui, a continué après sa conversion à défendre les juifs et la terreur juive en Palestine sur tous les forums internet tombant sous sa souris d’ordinateur. Je dois bien admettre que je suis d’accord avec les rabbins: Jennifer n’a pas pu se convertir véritablement, parce qu’elle est née avec une âme chrétienne, tandis qu’Andrew est né juif, et la conversion l’a simplement autorisé à continuer à l’être.)

Bien que la différence entre << les nôtres >> et << les leurs >>, entre << du dedans >> et << du dehors >> soit beaucoup plus rigidement tranchée dans le judaïsme que dans les autres grandes religions (mis à part les Zoroastrisme, autre religion fossile, d’après la terminologie de Toynbee, et qui est restée – fort heureusement – un fossile endormi), car les non-juifs sont absolument profanes, tandis que les Juifs, eux, sont saints. Un non-juif qui décrit un monde sans Dieu n’est pas tout à fait dans le faux, du point de vue juif, puisqu’un non-juif n’a aucun rapport avec Dieu, par définition. Un tel non-juif est préférable à un Chrétien, car le Chrétien affirme qu’il est l’égal des juifs, ce qui pour les juifs est purement et simplement un sacrilège. C’est pourquoi les juifs éminents des médias et des universités soutiennent ouvertement la doctrine de l’indifférence religieuse ou le matérialisme athée. << Toutes les religions se valent >>, << la religion, cela n’a aucune importance >>, << la religion est affaire strictement personnelle, individuelle >>, ou encore << personne n’a encore jamais vu Dieu >> sont des expressions équivalentes à: << tous les carburants se valent >>, << le type de carburant que vous mettez dans votre réservoir importe peu >> ou << personne n’a encore jamais assisté à la phase de compression d’un moteur à explosion. >>

Alexander Dugin, un philosophe russe traditionaliste contemporain, élève de René Guénon, fait remonter le défaut originel de la métaphysique juive à son << créationnisme extrême >>, à cette idée du Dieu Un et Unique (le monothéisme), qui a créé un Monde Un et Unique totalement séparé (le monocosmisme) ex nihilo (à partir de rien). On pourrait réfuter l’opinion de Dugin en affirmant que la Création est aussi une partie et une parcelle du dogme chrétien. Toutefois, dans la métaphysique chrétienne, l’équivalent de la Création est l’Incarnation, fruit d’une union sacrale entre la Divinité et une femme mortelle, tandis que la pré-histoire décrite dans l’Ancien Testament est effectivement écartée et non prise en considération, ou alors ré-interprétée à travers le concept de la Pré-figuration.

L’Ancien Testament ne pouvait être ni accepté ni rejeté in toto par les Premiers Chrétiens, car le magnifique codex de la Palestine antique indigène, fait de poésie, de liturgie, de métaphysique, de religion et de tradition, avait été abondamment repris par les immigrants Soferim (les précurseurs spirituels des Pharisiens). La mémoire de cette recension fut préservée dans le monde sémitique, et le prophète Mahomet (que la Paix soit sur Lui) y a fait référence. La tradition de la Palestine antique était bien plus holistique, et ses dieux, El, avec son épouse Ashera, étaient intégrés à l’environnement, comme le Ciel généreux en pluie et la Terre porteuse de fruits de la Palestine. Pris ensemble, ils sont l’équivalent du << Dieu >> de l’Ancien Testament, et les Evangiles ont conservé à notre intention les dernières paroles de Jésus sur la Croix. C’est à El qu’Il s’est adressé. Pas à Yahvé. [<< Eli, Eli, lama sabaktani >> (araméen), ndt]

La tradition ancienne palestinienne et notamment ses dieux les plus récents, Baal le Sans Domicile Fixe (<< Les oiseaux ont des nids, mais le Fils de Dieu n’a pas de maison >>), qui défia la Mort, fut tué et Ressuscité, ainsi que la Vierge Anath, étaient de parfaites préfigurations des Evangiles, de très loin meilleures que celles que pouvaient offrir les Pharisiens. (Un matérialiste dirait que la tradition palestinienne a influencé les recenseurs des Evangiles et les fondateurs du Christianisme.)

Les premiers Chrétiens avaient conscience des qualités problématiques de l’Ancien Testament, mais il n’avaient pas les outils nécessaires pour démonter les recensions des Soferim – Pharisiens, afin de restaurer les textes palestiniens. Les Pharisiens (en effet, l’enseignement des Pharisiens s’imposa chez les juifs) s’emparèrent de l’héritage palestinien aussi sûrement que le Roi Macbeth fit main basse sur l’Ecosse.

(Les tripatouillages de la Bible par les juifs n’ont pas cessé jusqu’à nos jours: C.E. Carlson et Steven Sizer ont remarqué que la Bible Scofield de Référence, publiée par les Oxford University Press, appellent à l’adoration d’Israël de manière de plus en plus explicite à chaque nouvelle réédition: << Grâce à une publicité et des campagnes promotionnelles ne connaissant aucune limite, cette édition est devenue la << Bible >> la plus vendue en Amérique, et cela dure depuis plus de 90 ans. Scofield, intelligemment, prit le parti de ne rien changer au corps du texte de la bible du Roi James. Plus pernicieusement, il ajouta des centaines de notes de bas de page faciles à lire, au pied de près de la moitié des pages, et ces annotations mélangent allègrement des citations de l’Ancien et du Nouveau Testament, comme si elles avaient été écrites à la même époque, par les mêmes personnes. >> La première édition fut mise au point et financée par << Samuel Untermeyer, un avocat de New York, dont le cabinet existe encore aujourd’hui et qui est l’un des sionistes les plus riches et les plus influents d’Amériqueª. Cette édition sioniste de l’Ancien Testament explique dans une très large mesure l’étrange phénomène du sionisme chrétien.)

Les Premiers Chrétiens décidèrent de remiser l’Ancien Testament sur une étagère (l’Eglise interdit aux clercs de le lire), mais pas trop haute, toutefois. Ils s’en remirent à Saint Paul (puis, plus tard, à Saint Augustin), et lui firent confiance quant il leur expliqua qu’il y a un moyen de réinterpréter l’Ancien Testament dans un esprit chrétien. C’est vrai, Mein Kampf peut bien être relu comme un manuel sioniste, et cela a effectivement été fait, par certains antisémites sionistes nazis, d’Adolf Eichmann à Donald Pauly, mais vous m’accorderez, je pense, le privilège d’être le premier à reconnaître que cette interprétation est quelque peu forcée. Il vaudrait bien mieux restaurer la lecture palestinienne de l’Ancien Testament, mais cela ne pourrait pas être fait aisément, en raison de la lutte idéologique pour la conquête des âmes menée par les juifs, contre l’establishment concurrent des Pharisiens (et de leurs héritiers, les Tannaim).

Notre grand historien russe Leon Gumilev affirme que c’est pour des raisons historiques que l’Ancien Testament est demeuré un constituant latent de la tradition chrétienne: tout au long de la guerre idéologique entre Orthodoxie et Gnosticisme, qui s’étendit du Premier au Quatrième Siècles, l’Ancien Testament fut utilisé par les Pères de l’Eglise comme une arme bien pratique contre certaines conceptions ésotériques des Gnostiques. Ces Gnostiques un peu débridés considéraient le Monde Matériel comme diabolique, et ils étaient capables de conceptualiser le monde comme un endroit hostile aux hommes, tout comme l’était le monde du paradigme juif vaincu. Et effectivement, les dernières flambées de Gnosticisme (les hérésies albigeoise, manichéenne et cathare) ont brillamment démontré qu’elles représentaient un danger pour la société. L’enseignement du caractère maléfique du Monde, s’il devait connaître un succès par trop affirmé, entraînerait, ni plus ni moins, la disparition de la vie humaine sur notre planète.

Toutefois, l’épée à double tranchant de l’Ancien Testament ne voulait pas reposer sagement, remisée dans son fourreau. Une importation massive d’idées de l’Ancien Testament par les Protestants vint redonner vie au paradigme juif enfoui sous la poussière, amenant l’extermination des Indigènes d’Amérique, << les Cananéens de la Nouvelle Terre Promise du Nouveau Peuple Elu >>, et finalement l’Ascension des juifs vers leur présente prééminence dans le discours Américain (et, à travers lui, occidental).

(Il est opportun, à ce point, d’expliquer que pour cet auteur, << juif >> désigne une abstraction idéologique et métaphysique, c’est l’abréviation de: << adepte du paradigme juif >>. Personne n’est obligatoirement juif, ou même cathare, ou matérialiste dialectique. Ce terme n’a pas de signification raciale, en dépit du profond racisme inhérent aux porteurs du paradigme juif. Une dérivation raciste-nationaliste de << juif >> est << sioniste >>, car les sionistes focalisent leur attention sur le peuple juif réel, historique, et croient en son Election exclusive. La dérivation universaliste de << juif >> est << mammonite >>, les Mammonites adoptant les aspects extérieurs du paradigme juif afin de les universaliser. Un << juif absolu >> est un sioniste (pour lui-même et pour les autres juifs), et un mammonite l’est aux yeux des non-juifs. Un non-juif peut être un sioniste (faussement altruiste) ou un mammonite (égoïste), mais en embrassant les deux concepts à la fois, il deviendra un << néo-juif >>, comme Conrad Black, propriétaire de tout un tas de médias britanniques. Le << Chrétien parfaitª est l’antithèse d’un << juif absolu >>, car il rejette tant le << droit divin >> des juifs à tuer des non-juifs (en Palestine et ailleurs), que l’égoïsme mammonite vis-à-vis du prochain. Un << Chrétien parfait >> est naturellement antisioniste, puisque les juifs historiques sont ses chers frères potentiels en Christ, qu’il conviendrait d’éclairer, et non pas d’isoler et d’enfermer à l’écart, dans des ghettos. (C’est pourquoi les antisémites racistes ne peuvent être des << Chrétiens parfaits >>). Un << Chrétien parfait >> est anti-mammonite, car il traite tout le monde comme son prochain (c’est pourquoi les néolibéraux ne sauraient être des << Chrétiens parfaits >>.)

En Amérique, où les juifs sont prédominants dans le discours, les idées << chrétiennes parfaites >> sont empêchées, et elles ne rentrent pas dans le discours, tandis que les idées << partiellement juives >> passent à travers les mailles du tamis des éditeurs et des professeurs juifs. Ainsi, les idées de von Hayek, de Popper et de Soros, conformes à l’apparence extérieure du paradigme juif, sont amplifiées et rendues centrales. Ses contreparties américaines sont l’Objectivisme, philosophie développée par Ayn Rand, un écrivain gourou, auteur de best sellers (tels ses romans Atlas Shrugged [Atlas a haussé les épaules] et The Fountainhead: des pavés!], et ses rejetons religieux, le Satanisme californien tel qu’il est repéré dans la Bible Satanique par Anton LaVey, née Levy, une sioniste-devenue-sataniste. Leurs sites ouèbes regorgent de louanges pour Israël et le sionisme et, bien sûr, Satan. Parmi leurs adeptes, on compte Ronald Reagan, car cette forme de Satanisme est la religion du Néolibéralisme: empochez ce que vous pouvez, ne vous occupez pas des << autres >>: les Elus sont ceux qui << possèdent >>, tandis que les sans-le-sou sont des pécheurs damnés. Cela explique la peur des Américains de devenir des << losers >>, car un << loser >> est un pécheur, dans le monde de la prédestination.

Ainsi, on le voit, le crible juif imposé aux médias finit par produire des thèmes ouvertement sataniques. L’anecdote ci-après illustre ce point: le directeur artistique de Madonna, qui envisage d’engager Manson, téléphone au directeur artistique de Manson pour faire sa petite enquête et lui demander si le rocker a une swastika parmi ses innombrables tatouages. << Bien sûr que non >>, répond le manager de Manson… << Y’a un des gars, dans l’orchestre, qui est juif >>. << Oh, OK! >> répond le manager de Madonna, qui ajoute: << Vous comprenez, nous n’avons aucun problème avec le satanisme, mais nous ne saurions admettre aucune forme de nazisme! >>

<< Ah ben, voilà t’il pas que main’nant il vient insinuer que les juifs sont de nature démoniaque! >> fulmine mon lecteur juif (je l’entends d’ici). Eh bien, oui, au sens du << Démon de Maxwell. >> Le physicien écossais James Clerk Maxwell avait élaboré un modèle thermodynamique: une boîte, avec une petite porte actionnée par un démon. Le démon laisse entrer les molécules rapides et laisse sortir les molécules lentes. Ainsi, la boîte peut être portée jusqu’à une température extrême, même dans une atmosphère extrêmement froide. De la même manière, les juifs laissent entrer les sujets << bons pour les juifs >> dans le discours et ils font le maximum afin de bloquer les sujets << mauvais pour les juifs >>. << Mais, toutes les communautés font la même chose… >>, objecte mon lecteur. Pas vraiment. Un écrivain peut décrire un mauvais Anglais ou un mauvais Américain, un mauvais Arabe (quand vous voulez!) ou un mauvais musulman, et il ne recevra pas une seule lettre de protestation. Un écrivain peut mettre en scène un prêtre homosexuel, il ne recevra jamais une seule lettre affirmant: << Mais, tous les prêtres ne sont pas homosexuels, que je sache! >>, ou lui demandant de << rééquilibrer la balance du parti pris >> en montrant un prêtre qui soit un saint homme dans son prochain roman.

En revanche, toute description négative d’un personnage juif va se heurter à un démon de Maxwell. Dickens a campé Fagin, un chef de gang répugnant, dans son roman Oliver Twist, et il a été confronté à un tir de barrage de lettres et de questions du genre: << Mais, tous les juifs ne sont pas des Fagin! >>. Dickens ne l’a jamais affirmé, mais il dut présenter des excuses aux juifs au début de chacune des conférences qu’il donna en Amérique. Cela lui a donné une leçon, et il s’abstint par la suite de montrer des juifs sous un jour autre qu’angélique.

Depuis cette époque, d’ailleurs, rares sont les auteurs qui osent introduire un personnage négatif qui soit juif dans leurs œuvres. John Le Carre a réussi le tour de force d’écrire un roman, Single and Single, qui traite du démantèlement de l’URSS et du pillage massif des propriétés publiques qui s’ensuivit sans y faire figurer un seul juif! Belle performance! Pour donner une petite idée: il faudrait pour l’égaler écrire un livre sur la Mafia sans y mentionner un seul Italien!

Alexander Solzhenitsyn a été confronté au ce problème, car il y a dans ses écrits des personnages juifs complexes. Ils sont officiers du KGB, informateurs, chefs de prisons. Aucun d’entre eux ne fait l’objet d’une diabolisation, mais aucun d’entre eux, non plus, n’est béatifié. Solzhenitsyn fut immédiatement attaqué et on lui proposa une planche de salut: introduire un personnage principal qui soit un << juif noble et audacieux >>. Il ignora ce << conseil >>.

C’est ainsi que fut créé le monde dans lequel nous vivons. Comme la boîte gérée par le démon de Maxwell, ce monde est << en surchauffe >>, parce que toute critique des juifs est éliminée d’entrée de jeu. Il y a des mauvais garçons de toutes obédiences dans les œuvres de fiction et dans les médias, mais pratiquement jamais aucun juif. << Les juifs sont comme tout le monde >>, répètent souvent mes bons amis juifs. Mais dans le miroir que tend le discours, les juifs sont généralement soit des saints, soit des martyrs. Pour pouvoir normaliser le discours, sauver la Palestine et l’ensemble du Moyen-Orient, et aussi sauvegarder les restes de Christianisme en Occident, il faut éliminer le Démon de Maxwell.

Les juifs des médias sont hors d’état d’autoriser la moindre critique des juifs, qu’elle soit dirigée contre les magnats des médias ou Israël, ou ces diables de néoconservateurs. Le tamis qu’ils forment est en passe de faire payer au Christ et aux Chrétiens les crimes des sionistes. La ville de Bagdad pillée est encore sonnée par les coups encaissés, que déjà le sioniste de gauche Saul Landau a publié un article portant pour titre: << Faites du shopping, allez à l’Eglise, soutenez la guerre de Bush! >>. Ainsi, le régime on ne saurait plus antichrétien de Bush et Wolfowitz est-il présenté de manière fallacieuse comme le christianisme incarné.

Jeffrey Blankfort (une voix antisioniste, forte et rigoureuse, preuve vivante qu’un descendant des juifs n’est pas condamné à adhérer au paradigme juif) a noté: << Landau ne dit pas un mot du rôle joué par les néoconservateurs juifs et Israël dans la persuasion des Etats-Unis d’attaquer l’Irak, en en faisant retomber la faute sur les Chrétiens Régénérés >>.

Ceci nous ramène au Cinquième Element de Luc Besson, car dans ce film, comme dans la vie réelle, Zog n’est pas une force indépendante. Esclave de Mammon, suppôt de l’Ombre, il aide la force Sombre à accomplir sa tâche métaphysique, à savoir cacher la Lumière du Christ et faire de notre monde un désert sans Dieu. C’est pourquoi il envoie des bulldozer raser les fleurs en Palestine, ses troupes saccager Bagdad et Damas, il menace Paris et Moscou, il pervertit la Chrétienté.

Existe-t-il une chance – aussi ténue soit-elle – de sauver le monde des menées de l’Ombre? On a l’impression que le pouvoir du Roi Zog est aussi assuré à Washington qu’il l’était dans l’Albanie d’avant-guerre, aussi sûr que le règne du Roi Macbeth dans son Ecosse, car aucun homme ordinaire n’est de taille à le vaincre. Mais, le jour des Rameaux, j’ai fait une promenade en redescendant le Mont des Oliviers à partir de Bethpage, où Notre Seigneur (pas n’importe qui, donc) est monté sur l’âne, jusqu’à la Porte du Lion de Jérusalem, au milieu d’une énorme procession de toutes les obédiences mêlées, car, miraculeusement, les grandes Eglises d’Orient et d’Occident avaient décidé cette année de célébrer ensemble les fêtes de Pâques en Palestine.

Ceci fut un message d’une extrême importance, car l’Eglise orthodoxe met l’accent sur le Christ Dieu, tandis que l’Eglise latine met l’accent sur le Christ Homme, et que les Musulmans, nos frères, révèrent l’Esprit Saint de Dieu, et tous, nous sommes unis dans notre amour pour la belle Terre de Palestine et Sa Dame. Ainsi, nous marchâmes, citadins de Jérusalem et de Nazareth, Bethléem et Jaffa, paysans de Taybéh et d’Abboud, nonnes, moines et prêtres, agitant des palmes et chantant Hosanna, et cela ressemblait à la Forêt de Birnham avançant vers Dunsinane..

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